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Les bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire : comment empêcher la chaleur de rentrer ?

La journée concentre l’essentiel du risque d’inconfort estival dans les bâtiments tertiaires. La chaleur pénètre majoritairement par les vitrages et la réponse directe des occupants est d’activer la climatisation. Cependant, l’ADEME le rappelle dans son avis de juin 2024 : avant de généraliser le froid actif, il faut réduire les besoins à la source. En journée, cette réduction passe par des solutions bien ordonnées, de l’enveloppe jusqu’à l’équipement. Protections solaires, brasseurs d’air plafonniers, végétalisation, gestion intelligente des consignes : découvrons ensemble les bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire.

Ce qu’il faut retenir sur les bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire :

Pendant la journée, la priorité est d’empêcher la chaleur d’entrer plutôt que de la combattre une fois à l’intérieur. Les protections solaires sur les vitrages, l’isolation de la toiture et la végétalisation des abords du bâtiment sont les premières lignes de défense.

Le brasseur d’air plafonnier (BAP) est le levier de confort diurne le plus efficace par euro investi. Il procure une sensation équivalente à une baisse de 3 °C sans modifier la température réelle et consomme jusqu’à 25 fois moins qu’un climatiseur.

Couplé à la climatisation, le BAP permet de relever la consigne de plusieurs degrés pour un confort équivalent, générant environ 25 % d’économies sur les consommations de rafraîchissement.

La productivité des occupants est directement affectée par la chaleur : au-delà de 24 °C, elle peut baisser de 2,6 % par degré supplémentaire, ce qui renforce l’intérêt d’un confort actif pendant les heures d’occupation.

Croiser données techniques et questionnaires occupants permet d’identifier les zones d’inconfort diurne que les capteurs seuls ne détectent pas.

Bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire : commencer par l’enveloppe

La protection solaire, première ligne de défense

En journée, les apports solaires à travers les vitrages et les parois constituent la principale source de surchauffe dans les bâtiments tertiaires. La règle fondamentale est simple : une protection extérieure intercepte le rayonnement avant qu’il ne traverse le vitrage. Une protection intérieure (rideau, store intérieur) l’intercepte après, quand la chaleur est déjà à l’intérieur.
 
Les stores extérieurs, brise-soleil orientables (BSO), casquettes et volets roulants extérieurs sont donc à privilégier. L’orientation de façade détermine le type de solution adapté :

  • Façade Sud : débords de toiture, casquettes horizontales, stores bannes.
  • Façades Est et Ouest : brise-soleil orientables, volets, végétalisation de façade.
  • En dernier recours : films solaires sur partie externe des vitrages existants, moins efficaces mais facilement mobilisables.

L’ADEME recommande de déployer ces solutions « en priorité et à grande échelle » dans toutes les opérations de rénovation, avant d’envisager l’extension du froid actif. Des protections couplées à une automatisation GTB ou BACS permettent d’aller plus loin : les stores s’abaissent automatiquement selon l’ensoleillement et remontent en cas de vent.

La toiture, source de chaleur souvent négligée

La toiture est une surface particulièrement exposée en journée, surtout pour les bâtiments à un ou deux niveaux. Dans les territoires ultramarins où Lowit a audité plus de 200 bâtiments tertiaires, elle représente jusqu’à 60 % des apports de chaleur totaux. En Hexagone, son rôle est également significatif lors des épisodes caniculaires, en particulier pour les bâtiments de plein pied avec de grandes surfaces de toiture.
 
Deux leviers simples sont exploitables. Vous pouvez favoriser les couleurs claires (albedo élevé, qui réfléchit plutôt qu’absorbe) et isoler efficacement. Une sur-toiture ventilée, lorsqu’elle est techniquement réalisable, constitue également une solution efficace.

La végétalisation : un levier sur le microclimat

La végétalisation des abords et des toitures agit sur deux mécanismes simultanément : l’ombrage, qui réduit les apports solaires sur les parois, et l’évapotranspiration des plantes, qui abaisse la température de l’air local. Des études menées en contexte scolaire ultramarin ont mesuré des écarts de température au sol de plus de 4 °C entre une cour végétalisée et une cour en enrobé exposée au soleil.
 
En Hexagone, la végétalisation des toitures, des parkings et des chemins d’accès est un levier directement mobilisable, notamment dans le cadre des obligations liées à la loi APER pour les bâtiments commerciaux.

À retenir :

En journée, la priorité est d’intercepter le rayonnement solaire avant qu’il pénètre dans le bâtiment. Protections solaires extérieures, toiture claire ou végétalisée, végétalisation des abords : ces solutions réduisent mécaniquement les besoins de froid actif et leur effet est permanent.

Bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire : le brasseur d’air plafonnier, le meilleur investissement en €/°C de confort

Un levier longtemps ignoré dans les bureaux

Le brasseur d’air plafonnier (BAP) est le levier de confort diurne le plus sous-estimé du tertiaire. Il est pourtant le plus efficace par euro investi. La RE2020 l’a réintégré dans les constructions neuves (résidentielles comme tertiaires) et les retours d’expérience de terrain montrent une efficacité redoutable et une excellente acceptation par les occupants.

Son mode de fonctionnement

Le brasseur d’air ne refroidit pas la pièce. Il crée un courant d’air intérieur à vitesse maîtrisée, qui accélère l’échange thermique entre la peau et l’air ambiant (le même mécanisme que la transpiration naturelle). À une vitesse d’air d’environ 1 m/s, cet effet procure une sensation de fraîcheur équivalente à une baisse de 2 à 3 °C de la température ambiante, sans modifier d’un degré la température réelle de la pièce.
 
Dans les locaux non climatisés, c’est souvent la solution manquante. Dans les locaux climatisés, c’est un levier de sobriété.

Couplé à la climatisation : un levier d’efficacité énergétique

Le BAP est recommandé dans les locaux climatisés, pas seulement dans les locaux sans climatisation. En cause, un brasseur d’air consomme près de 25 fois moins d’électricité qu’une unité standard de climatisation de type split. En relevant la consigne de climatisation de 24 °C à 26-27 °C grâce au BAP, sans perte de confort perçu, on réduit mécaniquement les consommations de froid actif.
 
Cette combinaison génère environ 25 % d’économies sur les consommations de rafraîchissement tout en améliorant la qualité de l’air ressenti (selon le guide BRISE). L’air froid de la climatisation, brassé et homogénéisé par le BAP, n’est plus pulsé directement sur les occupants. La sensation de « courant d’air froid » disparaît et le confort global s’améliore.

À retenir :

Un brasseur d’air plafonnier couplé à la climatisation ne s’oppose pas à elle : il la rend plus sobre et plus agréable. C’est une des rares solutions qui améliore simultanément le confort et la performance énergétique, sans toucher à l’enveloppe.

Quelques précautions d’usage

Sans ventilation ou protections solaires suffisantes, le BAP peut brasser de l’air surchauffé si les sources de chaleur (vitrages non protégés, toiture exposée) n’ont pas été traitées en amont. Il doit s’intégrer dans une logique d’ensemble.

Le brasseur d’air plafonnier est plus efficace que le ventilateur mural, plus silencieux et mieux adapté aux espaces tertiaires. Un ventilateur de colonne ou mural crée des zones de confort inégales et génère davantage de bruit.

Un ventilateur plafonnier est positionné de préférence au-dessus des bureaux des collaborateurs, il faut donc prévoir l’aménagement des espaces pour être le plus efficace possible dans sa capacité de rafraichissement.

L’efficacité du BAP repose sur l’évaporation cutanée. Elle est donc plus marquée avec des vêtements légers ou amples qu’avec des tenues formelles serrées. Ce paramètre est à prendre en compte dans le contexte des usages réels des occupants.

Visuel récapitulatif du webinaire du 2 juin 2026 sur le confort thermique, organisé par Lowit et Pocitron

Webinaire – Confort thermique et d’été des bâtiments tertiaires : comment apprendre dans l’Hexagone de l’expérience acquise par l’outre-mer ?

Sur le sujet du confort thermique, les territoires ultramarins ont une expérience précieuse. Confrontés depuis longtemps à des conditions climatiques exigeantes, ils ont développé des pratiques concrètes dont l’Hexagone s’inspire de plus en plus. Avec plus de 180 bâtiments audités aux Antilles et en Guyane pour identifier tout ce qui a été fait par rapport aux problèmes de forte chaleur dans les bâtiments, nous dressons le constat que nous avons beaucoup à apprendre de l’expérience cumulée et des actions mises en œuvre

C’est pourquoi le mardi 2 juin à 14h (UTC+2) lors de notre webinaire, nous vous proposons de prendre du recul sur les constats observés en outre-mer, d’étudier les actions mises en œuvre sur le terrain, les résultats obtenus, ainsi que les enseignements à en tirer pour les bâtiments tertiaires de l’Hexagone. 

Bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire : gérer les usages et les consignes pendant les heures d’occupation

Les comportements occupants : un levier majeur souvent sous-estimé

En journée, les comportements des occupants ont un impact direct sur les conditions thermiques intérieures. Fermer les volets ou baisser les stores avant que le soleil n’atteigne la façade, éviter d’ouvrir les fenêtres pendant les heures chaudes ou encore concentrer les activités génératrices de chaleur en dehors des pics thermiques sont des pratiques simples qui peuvent faire une différence mesurable.
 
Dans les bâtiments sans personnel technique permanent, sensibiliser les occupants à ces gestes est une action à faible coût et à effet immédiat. Un affichage en salle, un message envoyé en début de vague de chaleur, une consigne dans le règlement intérieur sont des pratiques facilement réalisables.

Les consignes de climatisation : une zone de tension à piloter

Dans les bâtiments climatisés, une consigne trop basse est à la fois source d’inconfort (courants d’air froid, choc thermique à l’entrée) et de surcoût énergétique. Les occupants poussent souvent les consignes sous les 24 °C, alors que l’association à un brasseur d’air permet d’obtenir un confort équivalent à 26-27 °C.
 
La bonne pratique : définir une plage de consignes acceptable, la communiquer aux occupants et coupler à un brasseur d’air pour que cette consigne haute reste confortable.

À retenir :

Une consigne de climatisation à 26 °C avec brasseur d’air est plus confortable et moins consommatrice qu’une consigne à 24 °C sans. La gestion des consignes est l’un des gisements d’économies les plus accessibles sans travaux.

Bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire : associer données et ressenti pour piloter le confort diurne

Ce que les capteurs ne voient pas

Un capteur de température mesure une réalité physique. Il ne capture pas l’inconfort lié à l’humidité, à la distribution inégale de la chaleur dans un même espace, à la différence de ressenti selon l’exposition ou encore à la sensation de courant d’air froid. Or, c’est précisément ce que les occupants ressentent et ce qui détermine leur satisfaction ou leur inconfort.
 
Des questions simples adressées aux occupants révèlent ce que les relevés seuls ne montrent pas :

  • Avez-vous souvent trop chaud en cours de journée ?
  • La chaleur monte-t-elle vite dans votre espace après 10h ?
  • Avez-vous besoin de modifier la consigne de climatisation pour être à l’aise ?
  • La température varie-t-elle fortement selon l’endroit où vous travaillez ?

Le questionnaire QR code Lowit : une carte du confort diurne à l’échelle du patrimoine

Lowit intègre cette logique avec un questionnaire occupant accessible par QR code, fondé sur une vingtaine de questions. Croisé avec l’analyse des données de consommation et l’identification des facteurs de surchauffe bâtiment par bâtiment, il permet de cibler les espaces et les heures où le confort diurne se dégrade et d’orienter les actions vers les zones à fort impact.
 
Cette approche est particulièrement pertinente pour les collectivités et les gestionnaires de parcs importants, où la diversité des bâtiments et des usages rend impossible une réponse uniforme.

À retenir :

Le confort diurne ne se pilote pas uniquement avec des capteurs. Le ressenti des occupants est une donnée à part entière, qui oriente les priorités d’action là où elles sont vraiment utiles.

Bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire : un plan d’action journalier inscrit dans la stratégie patrimoniale

Les consommations de climatisation entrent dans le périmètre des déclarations OPERAT. Un bâtiment qui surchauffe en journée génère une consommation de froid actif qui pénalise directement les objectifs de réduction du Décret Tertiaire. Améliorer le confort diurne passif (par les protections solaires, les brasseurs d’air et la gestion des consignes) est donc un levier d’efficacité énergétique directement utile à la trajectoire réglementaire.

Un plan d’action journalier efficace inclut également des actions nocturnes. Consultez notre article sur les bonnes pratiques de nuit (LIEN ARTICLE BONNES PRATIQUES DE NUIT) pour optimiser le confort d’été dans vos bâtiments tertiaires.

Lowit vous accompagne sur les bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire de votre patrimoine

Chez Lowit, nous avons audité plus de 200 bâtiments tertiaires aux Antilles et en Guyane, des territoires qui gèrent depuis des décennies des conditions de chaleur que l’Hexagone commence à connaître lors des canicules. Nos experts ont identifié et dimensionné les solutions les plus efficaces, des brasseurs d’air aux protections solaires, en passant par la végétalisation et le pilotage des consignes.
 
Notre logiciel propose une analyse bâtiment par bâtiment des facteurs de surchauffe diurne, un système de notation confort d’été pour chaque action et un questionnaire occupant par QR code. Nous vous aidons à prioriser les actions adaptées à chaque bâtiment et à les intégrer dans votre stratégie d’investissement patrimoniale pour améliorer votre confort thermique, en été comme en hiver.

Prenez rendez-vous avec l’un de nos experts qui se fera un plaisir d’étudier votre situation !

Foire aux questions – Les bonnes pratiques de jour du confort d’été tertiaire

Le brasseur d’air plafonnier distribue l’air de manière homogène sur toute la surface de la pièce, à une vitesse d’air optimale (autour de 1 m/s), et de façon silencieuse. Un ventilateur de bureau ou mural crée des zones de confort inégales, génère davantage de bruit et concentre l’effet sur une zone restreinte. La règle de dimensionnement est d’un BAP pour 10 à 15 m² de surface, avec un diamètre minimum de 1,4 m.

Avec un brasseur d’air plafonnier bien dimensionné, il est possible de remonter la consigne de climatisation de 24 °C à 26-27 °C sans perte de confort perçu par les occupants. Cet écart de 2 à 3 degrés se traduit par une réduction significative des consommations de climatisation, estimée à environ 25 % selon le guide BRISE (programme OMBREE). C’est l’un des leviers les plus rentables et les plus rapides à déployer.

Oui, mais leur conception demande une analyse spécifique : exposition au vent, ancrage, accès pour la maintenance, type de produit adapté (BSO motorisés avec sécurité vent, casquettes intégrées à la façade, etc.). Une protection sous-dimensionnée ou mal ancrée crée une fausse sécurité. Le recours à un façadier expert est recommandé pour les bâtiments de grande hauteur.

Oui. Au-delà de 24 °C dans les espaces de bureau, la productivité peut diminuer de 2,6 % par degré supplémentaire selon les données de l’INRS et de France Stratégie. Dès 33 °C, la baisse peut atteindre 50 %. L’inconfort thermique génère aussi de l’absentéisme et des tensions liées aux réglages de climatisation. Ces coûts indirects sont souvent supérieurs au coût des solutions correctives.

Elle est techniquement réalisable sur la plupart des toitures plates, sous réserve de vérification de la capacité portante. En Hexagone, elle entre également dans le cadre des obligations de la loi APER pour les bâtiments commerciaux de grande surface. Elle présente un double avantage : réduction des apports solaires en été et amélioration de la biodiversité. Des guides existent au niveau régional pour orienter le choix des espèces.

Un audit énergétique tertiaire couplé à une enquête occupants permet de qualifier précisément les facteurs de surchauffe bâtiment par bâtiment. Si les occupants rapportent une chaleur intense dès les premières heures de la matinée, les protections solaires sont souvent prioritaires. Si l’inconfort survient en milieu de journée sans afflux solaire direct, le brasseur d’air est souvent la solution la plus rapide à déployer.

Sources :

Lowit X Pocitron — Webinaire – Confort thermique et d’été des bâtiments tertiaires : comment apprendre dans l’Hexagone de l’expérience acquise par l’outre-mer ?

ADEME Avis de l’ADEME : Vagues de chaleur, la climatisation va-t-elle devenir indispensable ?

Programme OMBREE / Guide BRISEBrasseurs d’air et rafraîchissement sobre en énergie

Haut-Commissariat à la Stratégie et au PlanLe travail à l’épreuve du changement climatique

CeremaLancement du programme Adapt Bâti Confort

CeremaBâtiments publics, prévenir les coups de chaleur

ADEME — Surventilation et confort d’été

LégifranceDécret n° 2021-1004 du 29 juillet 2021 (RE2020)

Haut-Commissariat à la Stratégie et au Plan (ex-France Stratégie)Le travail à l’épreuve du changement climatique

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