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Carnet de santé numérique du bâtiment : collecter la donnée patrimoniale autrement

Avant de rénover, de mettre en conformité ou d’arbitrer un budget, il faut connaître son patrimoine. C’est le point de départ de tout schéma directeur immobilier et énergétique (SDIE) et souvent le plus laborieux : les données sont dispersées, incomplètes et leur collecte mobilise des experts rares. De nouvelles applications de terrain changent la donne. Elles permettent de collecter simplement les informations sur place et de les rassembler dans une base unique, le carnet de santé numérique du bâtiment. Découvrons ensemble comment cette approche vous fait gagner du temps et fiabilise vos décisions.

Ce qu’il faut retenir sur le carnet de santé numérique du bâtiment :

Bien décider sur un patrimoine suppose d’abord de bien le connaître. C’est l’enjeu de départ d’un SDIE.

Cette connaissance s’investigue selon plusieurs axes : technique et vétusté, occupation et usages, performance énergétique, conformité réglementaire.

La collecte de ces données est souvent la phase la plus longue, car les informations sont éparpillées et dépendent d’experts.

Un des outils de Lowit permet aux équipes sur site de saisir l’information simplement, photos et plan à l’appui, sans technicité particulière.

Ces données alimentent un carnet de santé numérique du bâtiment : une base vivante qui nourrit le SDIE, les scénarios et le suivi dans la durée.

La connaissance du patrimoine, vrai point de départ d’un SDIE que rend possible le carnet de santé numérique du bâtiment

Un schéma directeur immobilier et énergétique (SDIE) sert à transformer un parc de bâtiments en feuille de route, en définissant quels sites rénover, mutualiser ou céder, dans quel ordre et avec quel budget. Aucune de ces décisions ne tient si les données de départ sont fausses ou incomplètes.

Le SDIE n’est pas une obligation réglementaire. C’est une démarche recommandée, cofinancée par la Banque des Territoires, qui aide les collectivités et les gestionnaires à objectiver leurs arbitrages. Pour découvrir la méthode complète, consultez notre article « Tout savoir sur le SDIE ».

Tout commence donc par une question simple : que sait-on précisément sur chaque bâtiment ? La réponse passe par une collecte structurée, selon plusieurs axes.

Quels axes investiguer pour connaître son patrimoine et alimenter un carnet de santé du bâtiment ?

La connaissance d’un patrimoine ne se résume pas à ses consommations d’énergie. Pour décider juste, il faut croiser plusieurs regards :

  • L’axe technique : état du clos et du couvert, structure, installations électriques, chauffage, ventilation et climatisation (CVC), niveau de vétusté et urgences de maintenance.
  • L’axe occupationnel et fonctionnel : usages réels, taux d’occupation, horaires, adéquation entre le bâtiment et l’activité qu’il abrite.
  • L’axe énergétique : consommations par énergie et par usage, équipements, performance, situation au regard du Décret Tertiaire.
  • L’axe réglementaire : accessibilité, sécurité incendie, obligations énergétiques, qui se croisent avec les usages et les coûts.

À retenir :

Un bâtiment énergivore n’est pas toujours le plus prioritaire. C’est le croisement des axes (technique, usage, énergie, réglementation) qui révèle les vraies priorités.

Une collecte longue, dispersée et trop dépendante d’experts représente le point de blocage du carnet de santé numérique du bâtiment

Dans la plupart des démarches, la collecte est l’étape la plus chronophage. Les informations sont éparpillées entre des plans papier, des factures, des tableurs et la mémoire des agents. Une partie n’existe nulle part et doit être relevée sur place.

Traditionnellement, ce relevé mobilise des experts qui se déplacent, prennent des notes, photographient, puis ressaisissent tout au bureau. Le processus est lent, coûteux et difficile à reproduire à l’identique d’un bâtiment à l’autre. C’est souvent là qu’un SDIE prend du retard ou qu’il s’appuie sur des données fragiles.

Livre Blanc – Comment définir la stratégie patrimoniale de votre collectivité grâce au SDIE ?

Votre patrimoine immobilier devient de plus en plus complexe à piloter ? Entre obligations réglementaires, maîtrise des consommations énergétiques, vétusté des bâtiments, usages qui évoluent et contraintes budgétaires, les collectivités doivent aujourd’hui prendre des décisions structurantes sur leur parc immobilier.

Le Schéma Directeur Immobilier Énergétique, ou SDIE, permet de construire une vision claire, partagée et opérationnelle de votre patrimoine. Il ne s’agit pas d’une étude supplémentaire, mais d’un véritable outil d’aide à la décision pour objectiver les priorités, comparer plusieurs scénarios et planifier les actions à engager dans le temps.

Dans ce livre blanc réalisé par Lowit et le Groupe SCET, découvrez une méthode concrète pour passer d’un état des lieux patrimonial à une trajectoire d’investissement claire, arbitrable et soutenable.

Les méthodes modernes : des applications de terrain pour collecter simplement les données pour nourrir le carnet de santé numérique du bâtiment

Une nouvelle génération d’outils déplace la collecte directement sur le terrain. Le principe est de permettre aux équipes présentes sur site de saisir l’information au fil de la visite, sans expertise technique préalable.

C’est la logique d‘un des outils développés par Lowit. Sur le plan du bâtiment, l’agent place les composants et les systèmes, renseigne leurs caractéristiques, associe des photos et note ce qui doit l’être. L’application guide la saisie et suit les modifications, pour un relevé homogène d’un site à l’autre.

Visuel descriptif de l'interface de l'outil Perspective de Lowit qui constitue un carnet de santé numérique du bâtiment.

Interface de saisie des composants, renseignée directement sur le terrain.

Visuel descriptif du plan du bâtiment sur l'outil Perspective de Lowit qui constitue un carnet de santé numérique du bâtiment.

Le plan du bâtiment se complète composant par composant, au fil de la visite.

L’intérêt n’est pas seulement technique, il est aussi humain. Comme la saisie ne demande aucune décision de spécialiste, les équipes s’approprient l’outil après une simple formation, avec un suivi à distance en cas de question. Vous mobilisez les personnes déjà sur place, vous gagnez du temps et vous obtenez une vue d’ensemble complète du bâtiment.

Ce qu’une visite permet de capturer

  • L’inventaire des bâtiments et des espaces, découpés par fonction.
  • Les composants et systèmes techniques, positionnés sur le plan.
  • Leurs caractéristiques et leur état, photos à l’appui.
  • Les anomalies et points de vigilance constatés sur place.
  • Le tout horodaté et tracé, avec un suivi des modifications.

De la collecte au carnet de santé numérique du bâtiment

Une fois saisies, ces informations ne dorment pas dans un rapport. Elles alimentent une base de connaissance unique, souvent appelée carnet de santé numérique du bâtiment. C’est un référentiel qui rassemble l’inventaire, l’état technique, les données d’énergie et les éléments réglementaires, financiers et d’occupation.

Un point de vocabulaire mérite d’être clarifié. Le seul carnet réglementaire existant, le carnet d’information du logement, ne concerne que le résidentiel. Pour le tertiaire, le carnet de santé numérique reste une bonne pratique de gestion, pas une obligation. Son intérêt est ailleurs : il rend la connaissance du patrimoine vivante et partagée.

Visuel descriptif de la vue d'analyse à l'échelle du parc sur l'outil Perspective de Lowit qui constitue un carnet de santé numérique du bâtiment.

Vue d’analyse à l’échelle du parc : la donnée collectée devient exploitable et pilotable.

Côté Lowit, ces données capitalisées deviennent la matière de jumeaux numériques énergétiques. Nous testons des scénarios, suivons les consommations et l’avancement des actions et nous préparons le reporting. Le diagnostic ponctuel se transforme en outil de pilotage qui se met à jour dans le temps.

À retenir :

Le carnet de santé numérique transforme une collecte ponctuelle en mémoire vivante du bâtiment. C’est cette base qui rend un SDIE durable, au lieu d’un rapport vite obsolète.

Comment Lowit vous accompagne dans la connaissance de votre patrimoine

Bien connaître son patrimoine est la condition indispensable pour piloter efficacement un SDIE. En modernisant la collecte de données et en la centralisant dans un carnet de santé numérique du bâtiment, vous transformez une corvée ponctuelle en socle de décision durable. C’est ce socle qui donne toute sa valeur à un SDIE et qui sécurise vos arbitrages patrimoniaux et énergétiques.

Lowit vous aide à passer d’une collecte artisanale à une connaissance fiable et pilotable de votre patrimoine pour que vous puissiez :

  • Outiller vos équipes de terrain pour collecter simplement, sur plan et avec photos, sans technicité particulière.
  • Rassembler ces données dans un carnet de santé numérique partagé, à l’échelle d’un bâtiment comme de tout le parc.
  • Capitaliser le tout dans des jumeaux numériques énergétiques pour tester des scénarios et alimenter votre SDIE.
  • Suivre dans le temps les consommations, les actions et les obligations réglementaires.

Contactez un expert Lowit qui se fera un plaisir de vous accompagner dans la connaissance de vos bâtiments !

Foire aux questions – Carnet de santé numérique du bâtiment

C’est une base de données qui rassemble toutes les informations utiles sur un bâtiment : inventaire, état technique, énergie, réglementaire, financier, occupation. Elle centralise ce qui est habituellement dispersé et la rend accessible et actualisable.

Pour le tertiaire, non. Le seul carnet réglementaire, le carnet d’information du logement, ne concerne que les logements. Pour les bâtiments tertiaires, le carnet de santé numérique est une bonne pratique de gestion, pas une obligation.

Non. Les applications de terrain comme l’outil de Lowit sont conçues pour les équipes déjà sur site, après une simple formation. La saisie ne demande aucune décision d’expert, et un suivi à distance répond aux questions éventuelles.

Il faut croiser plusieurs axes : l’état technique et la vétusté, les usages et l’occupation, les consommations et la performance énergétique, et les obligations réglementaires. C’est ce croisement qui permet de prioriser.

La donnée est saisie une seule fois, sur place, directement sous forme exploitable. Plus de ressaisie au bureau, un relevé homogène d’un site à l’autre et une vue d’ensemble immédiate. La collecte, souvent la phase la plus longue d’un SDIE, est nettement raccourcie.

Sources :

ADEME – Réalisation d’un Schéma Directeur Immobilier Énergétique (SDIE)

ACTEE – SDIE : le schéma directeur immobilier énergétique

Banque des Territoires – Cofinancement des SDIE

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