Dans un contexte où la transition énergétique s’impose comme un défi majeur pour les territoires, comment naviguer entre obligations réglementaires renforcées et financements publics sous tension ? Comment planifier et financer les travaux de rénovation énergétique de vos bâtiments publics ?
Entre un cadre réglementaire mouvant (Décret Tertiaire, Décret BACS, Loi APER) et la réduction des enveloppes budgétaires, il est crucial de disposer d’une stratégie d’investissement claire pour identifier les bons travaux, au bon moment et sécuriser les financements disponibles.
Afin de vous aider dans la définition de votre stratégie, Lowit et Finances & Territoires s’associent pour vous proposer un décryptage des enjeux 2026 et des leviers à votre disposition.
Dans ce webinaire, Thomas Lagier (Cofondateur et Directeur Général – Lowit) et Grégory Klersch (Directeur de mission en financement publics – Finances & Territoires) vous font notamment découvrir :
Les enjeux de la transition énergétique en 2026,
L’évolution du cadre réglementaire : DEE, Décret Tertiaire, Décret BACS, Loi APER et leurs implications concrètes,
Les actions à mettre en place : audits, scénarios de travaux, conformité,
Les stratégies d’investissement : construire et piloter un Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) efficace,
Les opportunités de financement : panorama des guichets disponibles de l’Europe au local malgré les restrictions budgétaires,
Les subventions conditionnées : comment atteindre les critères de performance pour maximiser vos cofinancements
Un cas concret : retour d’expérience sur une rénovation d’hôtel de ville réussie.
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Les intervenants de ce webinaire
Thomas Lagier Cofondateur et Directeur Général – Lowit
Thomas Lagier est le cofondateur et Directeur Général de Lowit, une entreprise innovante spécialisée dans la transition énergétique des bâtiments tertiaires. Titulaire d’un doctorat, il a débuté sa carrière à l’ADEME avant de rejoindre Veolia, où il a occupé les postes de Directeur de Département R&D puis de Directeur de l’innovation pendant plus de dix ans.
Convaincu que le numérique est un levier essentiel pour accélérer la transition énergétique, Thomas s’engage au quotidien pour proposer des solutions technologiques à impact environnemental positif.
Il intervient fréquemment dans des colloques en tant que conférencier et écrit régulièrement des articles dans des journaux spécialisés (La Gazette des Communes, Technicité, etc.).
Grégory Klersch Directeur de mission en financements publics – BPCE Finances & Territoires
Grégory Klersch accompagne les maitres d’ouvrage publics dans la recherche, l’obtention et la sécurisation de subventions pour le financement de leurs projets d’investissement.
La rénovation énergétique des bâtiments publics est un sujet central qui préoccupe la très grande majorité de ses clients. Il intervient plus spécifiquement en Auvergne-Rhône-Alpes et dans les Hauts-de-France auprès d’une grande diversité de maitres d’ouvrage (communes rurales ou urbaines, EPCI, bailleurs sociaux, SEM aménagement, associations du médico social…).
Comment une agglomération de 36 communes, plus de 1 100 bâtiments publics et 750 000 m² de surface tertiaire peut-elle planifier, dans la durée, sa transition énergétique ? À la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin (CALL), la réponse passe par un service commun dédié et par un changement d’échelle dans la manière de piloter le patrimoine bâti.
Depuis 2022, le Service Commun de la Transition Durable et d’aide aux communes de la CALL accompagne les collectivités du territoire pour construire une trajectoire énergétique réaliste, financée et alignée avec lesobjectifs du Dispositif Éco Énergie Tertiaire. Face au volume de bâtiments à traiter et aux contraintes budgétaires, il a fallu trouver une approche plus agile que le Schéma Directeur Immobilier et Energétique «classique».
Dans cette interview, Maxime Dufeutrelle revient sur les enjeux du territoire et explique pourquoi la CALL a choisi Lowit comme outil de planification énergétique. Il évoque également comment la plateforme permet de massifier les audits, prioriser les investissements et suivre dans le temps la performance des bâtiments. Un retour d’expérience concret, réplicable dans d’autres collectivités, pour passer de l’intention à l’action.
Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre service ?
Je suis Maxime Dufeutrelle, Chef de service transition énergétique et accompagnement des communes de la Communauté d’Agglomération Lens Liévin (CALL). Le service commun est un service mutualisé mis en place en janvier 2022 avec pour principal objectif d’accompagner les communes membres à la définition d’une trajectoire énergétique sur le patrimoine bâti.
Il permet également aux communes en déficit d’ingénierie de s’appuyer sur la CALL pour concrétiser leurs projets sur le plan opérationnel (rénovation énergétique, construction, aménagement).
Quelles sont les problématiques et enjeux liés à la transition énergétique que peut rencontrer votre Communauté d’Agglomération ?
L’agglomération est composée de 36 communes membres représentant 250 000 habitants. Nous avons recensé plus de 1 100 bâtiments publics sur le territoire, ce qui représente plus de 750 000 m² de surface tertiaire.
Historiquement, le territoire s’est beaucoup développé au 20ème siècle avec l’importante exploitation minière sur le territoire qui s’est définitivement arrêté au début des années 90. La croissance de la population fut très importante, les communes ont dû adapter les infrastructures au regard de la population.
L’enjeux majeur de l’agglomération est de réduire massivement l’impact carbone du patrimoine bâti du territoire. À ce jour la problématique est de traiter l’ensemble des bâtiments les plus énergivores et d’anticiper les rénovations énergétiques des bâtiments plus récents du type année 90 qui pour certains d’entre eux sont jugés prioritaires à la rénovation.
Le coût d’investissement pour rénover le parc est très important, il est donc essentiel pour l’agglomération d’avoir de la visibilité et d’accompagner les communes à la mise en place d’une stratégie énergétique et financière sur le patrimoine immobilier.
Pourquoi avoir fait appel à Lowit ?
Pour renforcer la connaissance du parc et accompagner les communes à mettre en place une véritable trajectoire énergétique. La CALL travaille à ce jour sur la mise en place d’un Schéma Directeur Immobilier et Energétique (SDIE). 3 phases importantes en découlent :
La première phase consiste à collecter les données des bâtiments afin d’avoir une cartographie du parc et d’en faire une pré-analyse,
Une seconde phase pour renforcer la connaissance et l’état du bâti en lançant des campagnes de pré diagnostic ou d’audits énergétiques du patrimoine ciblé,
Pour la réalisation de ces 3 étapes, sur un périmètre d’analyse d’environ 970 bâtiments et 37 maîtrises d’ouvrages, la conception du SDIE sous un format conventionnel avec un bureau d’étude spécialisé aurait pris beaucoup trop de temps et les coûts auraient été trop onéreux pour la réalisation de cette mission.
Nous nous sommes alors tournés vers une solution innovante Lowit qui nous sert aujourd’hui d’outil de planification énergétique. Lowit va nous permettre d’accélérer les 2 premières phases du Schéma Directeur Immobilier et Energétique à la fois grâce à la base de données de la CALL et des communes, mais également avec la contribution des données et de l’intelligence artificielle de cette solution.
La plateforme a l’avantage de stocker et valoriser la donnée du bâtiment, de croiser les données réelles du bâti et celles des consommations énergétiques en temps réel en vue d’une analyse énergétique affinée. Elle nous permet de produire et de massifier les audits énergétiques numériques (plus de 500 audits en moins de 2 ans) pour renforcer la visibilité sur les actions à mettre en œuvre et l’investissement associé.
Toute cette visibilité est essentielle pour élaborer l’ensemble des scénarios et permettre aux communes de planifier rapidement leur transition énergétique dans un contexte de crise énergétique et en vue d’atteindre les objectifs réglementaires du Dispositif Eco Énergie Tertiaire et la neutralité carbone pour 2050.
Les recommandations proposées par Lowit vont-elles guider la stratégie d’investissement de votre patrimoine tertiaire ?
L’ensemble des recommandations issues de la plateforme serviront d’appui indispensable pour établir la planification énergétique du patrimoine de la CALL et des communes de notre territoire. L’agglomération aura une visibilité beaucoup plus accrue sur l’ensemble des plans d’actions et construira sa stratégie financière et territoriale autour des résultats qui s’avèrent décisifs.
Comment prévoyez-vous d’utiliser Lowit dans les années à venir ?
Lowit va nous accompagner tout au long de l’élaboration de notre SDIE en nous fournissant les données d’entrées nécessaires à la construction des scénarios.
Une des particularités de cette solution, c’est son volet dynamique. L’outil s’adapte à la vie du bâtiment et la mise à jour des audits au fil du temps. Ceci permet d’avoir des investissements réfléchis et restant pour atteindre des objectifs réglementaires ou autres.
Nous utiliserons Lowit également comme un support au quotidien pour que l’on puisse avoir un suivi de la consommation énergétique et un suivi comportemental des bâtiments publics du territoire. L’outil nous servira également à recenser le potentiel PV et à intégrer les investissements dans les scénarios.
Seriez-vous prêt à recommander Lowit à d’autres collectivités et pourquoi ?
Le schéma que nous appliquons à l’agglomération et sans aucun doute réplicable dans d’autres collectivités territoriales. Nous devons accélérer la transition énergétique au sein du patrimoine bâti et Lowit est une solution opérationnelle, novatrice et pérenne pour la bonne réalisation de notre projet ambitieux.
Vous souhaitez, comme la Communauté d’Agglomération de Lens-Liévin, structurer votre trajectoire énergétique et prioriser vos investissements ? Échangeons autour de vos enjeux et voyons comment Lowit peut vous aider à massifier vos audits, sécuriser vos décisions et atteindre vos objectifs du Dispositif Éco Énergie Tertiaire.
Le Schéma Directeur Immobilier et Énergétique (SDIE) s’impose aujourd’hui comme un outil essentiel pour structurer et piloter la stratégie patrimoniale et énergétique des collectivités. Mais entre cadre réglementaire, diversité des patrimoines et évolution des usages, sa mise en œuvre reste un véritable défi.
Afin que vous puissiez aborder sereinement la mise en place de votre SDIE, nous avons le plaisir de vous partager ce webinaire résolument pragmatique, en compagnie de deux experts du monde de l’énergie et de l’immobilier.
Thomas Lagier (Cofondateur et Directeur Général – Lowit) et Nicolas Lecoeur (Senior Manager Immobilier – SCET) y évoquent notamment des retours d’expériences de collectivités et de territoires de tailles, typologies et contextes différents.
Et pour aller encore plus loin, ils répondent pour vous aux questions suivantes :
Pourquoi lancer un SDIE ?
Quels sont les prérequis indispensables avant de se lancer ?
A quelles obligations réglementaires le SDIE permet-il de répondre ?
A partir de quelle taille de patrimoine ?
Quel est son coût et sa durée de mise en place ?
Comment financer son SDIE ?
Et finalement, comment passer à l’action ?
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Les intervenants de ce webinaire
Thomas Lagier Cofondateur et Directeur Général – Lowit
Thomas Lagier est le cofondateur et Directeur Général de Lowit, une entreprise innovante spécialisée dans la transition énergétique des bâtiments tertiaires. Titulaire d’un doctorat, il a débuté sa carrière à l’ADEME avant de rejoindre Veolia, où il a occupé les postes de Directeur de Département R&D puis de Directeur de l’innovation pendant plus de dix ans.
Convaincu que le numérique est un levier essentiel pour accélérer la transition énergétique, Thomas s’engage au quotidien pour proposer des solutions technologiques à impact environnemental positif.
Il intervient fréquemment dans des colloques en tant que conférencier et écrit régulièrement des articles dans des journaux spécialisés (La Gazette des Communes, Technicité, etc.).
Nicolas Lecoeur Senior Manager Immobilier – SCET
Avec une expérience de plus de 15 ans auprès des collectivités, et d’acteurs publics, Nicolas accompagne les organisations immobilières publiques dans la définition de leur stratégie, de leur organisation et dans l’accompagnement au pilotage de projets complexes.
Il intervient fréquemment dans l’élaboration de Schéma Directeur Immobiliers et Energétiques pour des collectivités de petite taille comme pour les métropoles les plus importantes.
Il apporte son regard d’expert auprès du département Doctrine et stratégie de l’immobilier de l’État (DIE) pour apporter son expérience sur les enjeux de stratégie immobilière pour les opérateurs de l’Etat.
La Directive Efficacité Energétique ou DEE — issue de la directive 2012/27/UE et révisée le 13 septembre 2023 — a été transposée en droit français par la loi DDADUE n° 2025-391 du 30 avril 2025. Cette réglementation renforce les exigences de gestion et de performance énergétiques pour l’ensemble des acteurs des secteurs public et privé.
Dans cet article, nous décryptons pour vous les obligations clés de cette directive, les échéances à prendre en considération ainsi que les outils opérationnels pour se mettre en conformité et piloter efficacement votre transition énergétique !
Ce qu’il faut retenir sur la Directive Efficacité Energétique :
Obligations renforcées pour les entreprises privées, organismes publics et centres de données.
Entreprises privées :
ISO 50001 obligatoire ≥ 23,6 GWh/an (moyenne 3 ans) ou audit énergétique tous les 4 ans ≥ 2,75 GWh/an,
Publication d’u plan d’action et déclaration des consommations ≥ 2,75 GWh.
Secteur public :
–1,9 %/an sur l’énergie finale (référence 2021) et reporting annuel,
3 %/an de rénovation du parc (ou économies équivalentes).
Échéances :
01/10/2025 (>50k hab.),
31/12/2026 (<50k),
31/12/2029 (<5k).
Centres de données : reporting européen ≥ 500 kW (indicateurs énergie/environnement) et valorisation de la chaleur fatale ≥ 1 MW ; sanctions possibles (mise en demeure → amende jusqu’à 50 000 € → publication).
Analyses coûts-avantages à prévoir avant certains projets chaleur/froid : >10 MW (élec. thermique), >8 MW (industrie), >7 MW (services), >1 MW (data centers).
Bénéfices clés : conformité DEE / Décret Tertiaire, maîtrise des coûts, accès aux financements, pilotage patrimonial (SDIE) renforcé.
Suis-je concerné par la Directive Efficacité Energétique ?
La Directive Efficacité Energétique a été refondue en 2023 (Directive (UE) 2023/1791) pour accélérer la sobriété et l’efficacité énergétique. Celle-ci impose notamment un rôle exemplaire du secteur public, mettant l’accent sur la rénovation et la baisse annuelle des consommations. Elle prévoit également de nouvelles obligations de suivi et de reporting, avec des spécificités pour les data centers.
Comme toute obligation réglementaire énergétique, la Directive Efficacité Energétique est une véritable opportunité stratégique pour entrer pleinement dans la transition énergétique de votre bâtiment ou de votre parc immobilier ! Parmi les bénéfices concrets que vous pouvez envisager (que vous soyez une entreprise ou un organisme public) :
Unepleine maîtrise des coûts de vos consommations,
La réduction des risques de sanctions liés à une non-conformité réglementaire,
Découvrons maintenant les spécificités et les obligations pour chaque typologie d’acteur concerné : entreprises privées, organismes publics et centres de données.
Entreprises privées : qui est concerné par la Directive Efficacité Energétique et quelles obligations ?
La grande majorité des entreprises privées est concernée par la DEE. En effet, la directive s’applique à toute personne morale immatriculée au registre du commerce et des sociétés (RCS). Elle affecte également les personnes morales de droit privé mentionnées par l’article L. 612 – 1 du Code du commerce. Quatre obligations clés, s’appliquant aux bâtiments, aux procédés et aux transports, sont à prendre en considération par ces entreprises :
La mise en place d’un Système de Management de l’Energie (SME) – ISO 50001, qui est obligatoire si votre consommation moyenne est supérieure ou égale à 23,6 GWh (86 TJ) sur les 3 dernières années civiles,
La réalisation d’un audit énergétique, avec obligation de le réaliser tous les 4 ans si l’entreprise n’a pas mis en place de Système de Management de l’Energie et si la consommation annuelle moyenne est supérieure ou égale à 2,75 GWh (10 TJ) sur les 3 dernières années civiles,
L’élaboration d’un plan d’action, sur la base des recommandations découlant de l’audit ou du SME. Ce plan d’action doit être publié dans le rapport annuel de l’entreprise, précisant le taux d’exécution des mesures et mis à la disposition du public. A noté qu’il est obligatoire de justifier l’absence de mise en œuvre d’une mesure dont le temps de retour sur investissement est inférieur à 5 ans,
L’obligation de déclarer la consommation d’énergie finale si cette dernière est supérieure ou égale à 2,75 GWh.
Les organismes publics sont tout autant concernés par la Directive Efficacité Energétique que les acteurs du secteur privé, mais à des niveaux différents. La liste des assujettis comprend donc l’Etat, l’ensemble de ses opérateurs ainsi que lescollectivités territoriales et leurs groupements. Elle inclut également les entités publiques ou privées directement financées et administrées par ces autorités mais n’ayant pas de caractère industriel et commercial.
Les échéances à garder en tête, en fonction de la taille de votre collectivité :
À partir du 1er octobre 2025 : Pour les collectivités territoriales et leurs groupements de plus de 50 000 habitants et leurs établissements publics.
À partir du 31 décembre 2026 : Pour les collectivités territoriales et leurs groupements de moins de 50 000 habitants et leurs établissements publics.
À partir du 31 décembre 2029 : Pour les collectivités territoriales et leurs groupements de moins de 5 000 habitants et leurs établissements publics.
Concrètement, voici les deux leviers que vous devez prendre en considération si vous appartenez à l’une de ces typologies d’acteurs :
Premier levier : la réduction de la consommation d’énergie finale
Dans un objectif de baisse de la consommation d’énergie finale de vos bâtiments tertiaires (hors bâtiments de transports publics et armée), il vous faudra atteindre une réduction cumulée d’au moins 1,9% chaque année par rapport à l’année 2021. Vous devrez de plus transmettre annuellement les données relatives à la consommation annuelle d’énergie.
Second levier : la rénovation de bâtiments
Vous aurez pour obligation de rénover annuellement au minimum 3% de la surface des bâtiments appartenant aux organismes publics ou de réaliser des économies d’énergies équivalentes. Cette exigence n’est pas imposée aux logements conventionnés, agréés ou sociaux non conventionnés.
Veillez également à bien transmettre tous les deux ans les données relatives aux performances énergétiques. Celles-ci seront utilisées pour constituer un inventaire national.
La réglementation des bâtiments tertiaires en 2025
La transition énergétique des bâtiments tertiaires évolue dans un contexte réglementaire complexe et mouvant. Il peut être difficile de s’y retrouver et surtout de savoir quoi mettre en place.
Nous vous avons facilité la tâche en regroupant dans notre livre blanc, l’essentiel de la réglementation sur la transition énergétique des bâtiments tertiaires pour 2025.
L’objectif ? Vous aider à y voir plus clair pour entreprendre votre transition énergétique de la meilleure des façons.
Centres de données : reporting à l’échelle européenne et valorisation de la chaleur fatale
Les data centers au sens large sont visés par la Directive Efficacité Energétique. Sont concernés toutes les structures ou groupes de structures servant à héberger, connecter et exploiter des systèmes ou des serveurs informatiques et du matériel connexe pour le stockage, le traitement ou la distribution des données, ainsi que pour les activités connexes (sauf pour les forces armées et la protection civile).
Ces centres de données ont deux obligations principales, concernant la transmission de données et la valorisation de la chaleur fatale.
La première est une obligation de transmission des données administratives, environnementales et énergétiques sur la plateforme numérique mise à disposition par la Commission européenne, si la puissance installée est supérieure ou égale à 500 kW.
La seconde est une obligation de valorisation de la chaleur fatale produite par les centres de données dont la puissance installée est supérieure ou égale à 1MW. Comme pour la rénovation de bâtiments publics, les données relatives aux performances énergétiques doivent être transmises tous les deux ans pour constituer un inventaire national.
Quelles sont les sanctions en cas de non-respect ?
Plusieurs niveaux de sanctions sont prévus par la DEE à l’encontre des acteurs ne respectant pas la réglementation.
La première étape est la mise en demeure du centre de données, dans un délai n’excédant pas un an. La seconde est une amende administrative, donnée une fois le délai d’un an passé et qui ne peut excéder 50 000 euros par centre de données concerné. La troisième et dernière étape est la publication de l’acte sur le site internet des services de l’Etat, pour une durée comprise entre deux mois et cinq ans.
Il y a-t-il d’autres obligations transverses de la Directive Efficacité Energétique ?
Oui, il est effectivement demandé de réaliser préalablement une analyse coûts-avantages de la faisabilité économique d’améliorer l’efficacité énergétique de l’approvisionnement en chaleur et en froid. Cette étude concerne spécifiquement :
Les installations de production d’électricité thermique dont la puissance est supérieure à 10 MW,
Les installations industrielles dont la puissance est supérieure à 8 MW,
Les installations de service dont la puissance est supérieure à 7 MW,
Les centres de données dont la puissance est supérieure à 1 MW.
Transformez la DEE en opportunité grâce à Lowit !
La Directive Efficacité Energétique fixe un cap clair : mesurer, prioriser et agir pour réduire durablement les consommations et rendre compte des résultats et évolutions obtenus. Pour les entreprises, les organismes publics et les centres de données, l’enjeu n’est pas seulement la conformité réglementaire. C’est aussi la maîtrise des coûts, la résilience opérationnelle et la valorisation d’un patrimoine plus performant !
Lowit est pour nous un outil de planification énergétique qui nous permet d’accélérer la connaissance du parc bâti, d’accélérer la mise en place d’une trajectoire énergétique pour les communes membres et d’accélérer et massifier la rénovation énergétique du parc immobilier public de notre territoire.
Maxime Dufeutrelle, Coordinateur du service Commun de la Transition durable et d’aide aux Communes de la CALL
Lowit vous aide à franchir ces étapes avec méthode : consolidation et fiabilisation des données, audit et scénarios chiffrés, priorisation, tableaux de bord de suivi, reporting réglementaire (DEE mais aussi Décret Tertiaire) et gouvernance de vos programmes de travaux. Vous disposez ainsi d’un outil unique pour piloter votre transition énergétique, respecter les échéances et démontrer vos gains et résultats !
La transition énergétique des bâtiments tertiaires est au cœur des politiques publiques françaises. Ces bâtiments, fortement consommateurs d’énergie et responsables d’émissions significatives de gaz à effet de serre, doivent suivre une trajectoire de sobriété énergétique définie par le Décret Tertiaire. Pour piloter cette transformation, l’ADEME a créé en 2020 la plateforme OPERAT, qui centralise les déclarations annuelles de consommation et permet de suivre les progrès réalisés.
Dans cet article, nous vous présentons le rôle d’OPERAT dans le cadre du Décret Tertiaire, les acteurs concernés et les bonnes pratiques pour tirer parti de cette obligation réglementaire.
Ce qu’il faut retenir sur la plateforme OPERAT :
OPERAT, l’outil de l’ADEME, centralise les déclarations de consommation énergétique des bâtiments tertiaires soumis au Décret Tertiaire,
Bâtiments concernés : toute surface tertiaire ≥ 1000 m² (publics ou privés), propriétaires comme locataires, avec quelques exceptions (lieux de culte, constructions provisoires),
Objectifs réglementaires : -40 % d’ici 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050,
Deux méthodes de suivi : comparaison avec une année de référence ou atteinte de seuils en valeurs absolues (arrêtés « Valeurs Absolues »),
Déclaration annuelle obligatoire avant le 30 septembre de chaque année,
Sanctions possibles : mise en demeure, Name & Shame et amendes,
Accompagnement Lowit : plus de 13 000 déclarations OPERAT réalisées pour 19 000 bâtiments,
Une opportunité stratégique : réduire les charges, améliorer le confort, valoriser son patrimoine, contribuer à la transition énergétique et accéder à des aides financières.
OPERAT, de quoi s’agit-il exactement ?
OPERAT est un acronyme désignant l’Observatoire de la Performance Énergétique, de la Rénovation et des Actions du Tertiaire. Il s’agit d’une plateforme en ligne, ayant pour objectif de recueillir les données de consommation d’énergie finales des bâtiments tertiaires. Elle compare ensuite ces consommations aux objectifs réglementaires fixés par le Décret Tertiaire et délivre une attestation annuelle de performance énergétique au propriétaire ou gestionnaire de l’édifice.
OPERAT n’est pas seulement une base de données. C’est aussi un outil de pilotage qui accompagne les organisations dans leur stratégie de réduction de l’empreinte carbone de leurs bâtiments.
Avec la prochaine échéance de déclaration programmée au 30 septembre 2025 pour les consommations de 2024, la plateforme OPERAT est incontournable pour se conformer aux obligations réglementaires et optimiser ses performances énergétiques. Si vous souhaitez être accompagné pour réaliser cette déclaration, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec l’un de nos experts !
Quels sont les bâtiments assujettis au Décret Tertiaire et devant donc faire une déclaration sur la plateforme OPERAT ?
L’obligation de déclaration sur la plateforme OPERAT vise un large panel de bâtiments tertiaires, qu’ils soient publics ou privés. Découvrez ci-dessous les caractéristiques des bâtiments assujettis :
Tout bâtiment ou partie de bâtiment à usage tertiaire dont la surface de plancher est supérieure ou égale à 1000 m²,
Les sites multi‑bâtiments, si la surface totale consacrée aux activités tertiaires franchit ce seuil.
Certaines exceptions existent, par exemple pour les lieux de culte ou des constructions provisoires.
Il est également important de noter que les propriétaires comme les occupants (locataires, exploitants…) sont concernés, selon la répartition des responsabilités énoncées par les contrats.
Quels sont les objectifs à atteindre via la plateforme OPERAT ?
Le dispositif OPERAT vise à faire respecter les cibles de réduction progressive de la consommation énergétique définies par le Décret Tertiaire. La réglementation impose donc une réduction de :
‑40 % d’ici 2030,
‑50 % à l’horizon 2040,
‑60 % d’ici 2050.
Ces jalons à court, moyen et long terme, permettent de rendre ces objectifs réalistes et atteignables par tous. Et afin de s’adapter à un maximum de cas, chaque assujetti peut choisir sa méthode de calcul.
La première de ces deux méthodes est basée sur la réduction relative par rapport à une année de référence, entre 2010 et 2019. La seconde se cale sur le respect de seuils en valeurs absolues, déterminées par arrêté au Journal Officiel, selon la typologie d’activité du bâtiment.
Focus sur les arrêtés Valeurs Absolues :
Des arrêtés intitulés “Valeurs Absolues” sont régulièrement publiés au Journal Officiel, afin d’apporter des précisions ou des modifications au Décret Tertiaire.
Le dernier en date, l’arrêté Valeurs Absolues VI, vient clarifier les objectifs pour 2030. Entré en vigueur le 7 septembre 2025, il compile tous les arrêtés Valeurs Absolues déjà existants. Il apporte également les évolutions suivantes :
Les valeurs absolues sont disponibles pour les catégories « Commerces », « Cinémas », « Services funéraires » et « Banques »,
Les valeurs sont publiées pour l’ensemble des catégories dans les départements d’Outre-mer,
La création de la sous-catégorie “Administration et Bureaux” dans l’ensemble des catégories,
L’actualisation des coefficients de modulation climatique.
Vous souhaitez approfondir le sujet ? Nos experts sont là pour répondre à vos questions !
La déclaration annuelle sur la plateforme OPERAT : calendrier, modalités et notation Eco Energie Tertiaire.
La saisie des données de consommation doit être effectuée avant le 30 septembre de chaque année pour l’année civile précédente.
Les informations transmises incluent les usages énergétiques (chauffage, climatisation, éclairage, eau chaude, équipements spécifiques), la surface des locaux et des indicateurs d’intensité d’usage si nécessaire. La plateforme génère ensuite une attestation Éco Énergie Tertiaire, consultable par l’organisme et ses parties prenantes.
Qu’est-ce que la notation Éco Énergie Tertiaire ?
C’est le système de notation mis en place permettant d’évaluer la performance énergétique des bâtiments et leur trajectoire par rapport aux objectifs réglementaires.
Cette note est matérialisée par des pictogrammes représentant des feuilles : une feuille grise indique une performance insatisfaisante, tandis que trois feuilles vertes témoignent d’une performance excellente.
Depuis mi-janvier 2025 et complètes depuis le 7 septembre 2025, des attestations PDF plus détaillées sont disponibles sur la plateforme OPERAT. Ces documents comportent des informations essentielles comme l’état de conformité par rapport aux objectifs et aux variations climatiques, ainsi que la notation Éco Énergie Tertiaire actualisée. Ceci offre la possibilité aux assujettis de mieux suivre leur évolution énergétique et de cibler plus efficacement les actions d’amélioration nécessaires.
Nonobstant, une notation défavorable peut révéler des charges opérationnelles élevées, un confort dégradé pour les occupants des bâtiments, et surtout la nécessité de réaliser des travaux de rénovation énergétique. Des sanctions administratives peuvent en découler et nous allons les aborder ensemble ci-dessous.
Quelles sont les conséquences en cas de non‑respect ?
Les acteurs qui ne transmettent pas leurs données ou qui ne respectent pas les obligations s’exposent à plusieurs niveaux de sanctions.
Dans un premier temps, une mise en demeure officielle peut être prononcée. Ensuite, le contrevenant aura son nom publié dans une liste des entités ne respectant pas les obligations du décret. Cette démarche dite de Name & Shame a pour but d’impacter l’image de l’entité non-conforme.
A terme, des sanctions financières peuvent être appliquées, allant jusqu’à 1 500 euros par bâtiment pour les personnes physiques, et jusqu’à 7 500 euros par bâtiment pour les personnes morales.
Pour rappel, le renseignement des données de consommation est une obligation légale qui doit être respectée par tous les assujettis concernés par le Décret Tertiaire (pour les locataires comme pour les propriétaires). Cependant, l’Etat explique qu’il fera preuve de tolérance vis-à-vis des contrôles qu’il effectuera sur les premières déclarations.
Comment réussir sa déclaration sur la plateforme OPERAT ?
Pour se mettre en conformité et améliorer la performance énergétique de son ou ses bâtiments tertiaires, plusieurs leviers existent ! Par exemple, il vous est possible de :
Mettre en place un système de comptage et de suivi automatisé des consommations,
Réaliser des audits énergétiques pour identifier les actions prioritaires,
Programmer des travaux de rénovation : isolation thermique, modernisation des systèmes CVC, passage à l’éclairage LED,
Mobiliser les usagers des bâtiments à travers des actions de sensibilisation,
Suivre régulièrement les évolutions réglementaires pour anticiper les nouvelles exigences.
Les 10 erreurs les plus courantes rencontrées sur la plateforme OPERAT
La plateforme OPERAT est souvent jugée complexe d’utilisation et les données à déclarer sont très nombreuses. Cela peut être extrêmement compliqué à mettre en œuvre sans une expertise technique, d’autant plus si vous gérez plus d’un bâtiment tertiaire.
Notre équipe a donc recensé pour vous dans un livre blanc les 10 erreurs à éviter sur vos déclarations OPERAT. Suivez ces conseils et gagnez ainsi du temps dans vos démarches, tout en évitant de faire des déclarations erronées !
Et pourquoi ne pas mandater un tier pour vos déclarations OPERAT ?
Face à la complexité technique de certaines déclarations, le dispositif prévoit la possibilité pour les propriétaires ou gestionnaires de mandater un tiers pour effectuer les déclarations sur OPERAT.
Cette option peut s’avérer particulièrement utile. Dans ce cas, le tiers mandaté peut créer un profil spécifique sur la plateforme en chargeant un modèle d’attestation disponible sur le site et en renseignant le SIRET de son mandant.
Lowit, c’est 13 000 déclarations OPERAT réalisées pour ses clients !
Chez Lowit, nous avons déjà réalisé plus de 13 000 déclarations OPERAT et accompagnons pas moins de 19 000 bâtiments dans leur transition énergétique. Notre solution vous offre la possibilité de réaliser des audits simplement, tout en ayant des restitutions consolidées à l’échelle du parc comme du bâtiment. Ainsi, vous bénéficiez de recommandations d’actions prioritaires chiffrées et des propositions de scénarios.
Le logiciel Lowit répond à un besoin dans la massification de la rénovation énergétique. Il permet notamment à des communes d’avoir une analyse globale de leur parc, et de prendre des décisions dans le respect des objectifs du Décret Tertiaire. L’équipe de Lowit va au-delà des audits classiques et incite notamment ses clients au passage à l’action.
Marie JEANMOUGIN, Cheffe de projet – Ademe
Notre équipe d’experts vous accompagnera sur tous les volets du Décret Tertiaire : des choix structurants pour votre première déclaration à l’élaboration de plans d’action pour l’atteinte des objectifs fixés ! Rencontrons-nous pour en discuter !
OPERAT et Décret Tertiaire : de véritables opportunités !
Au-delà de la conformité réglementaire, le Décret Tertiaire, à travers la plateforme OPERAT offre de nombreux bénéfices. C’est l’opportunité idéale pour entrer pleinement dans la transition énergétique de votre bâtiment ou de votre parc immobilier.
En vous conformant, vous réduirez durablement les charges énergétiques de vos infrastructures. Votre apporterez votre contribution à la stratégie climat des organisations et à la diminution de l’empreinte environnementale, des enjeux nationaux et internationaux.
D’un point de vue économique, votre patrimoine immobilier tertiaire est mieux valorisé grâce à une meilleure performance énergétique. Vous participez également à la création d’emplois locaux et avez un accès facilité aux aides financières et aux dispositifs de financement de la rénovation.
Transformez ainsi la contrainte en opportunité ! C’est aussi pour vous l’occasion d’innover sur votre territoire en accueillant des outils numériques novateurs comme Lowit, vous permettant de réduire des charges fixes non productives.
Plateforme OPERAT : plus qu’un simple outil de suivi.
Pour conclure, la déclaration sur la plateforme OPERAT représente une étape clépour toutes les entreprises et collectivités disposant de bâtiments tertiaires. Plus qu’un simple outil de suivi, elle permet de piloter une stratégie d’efficacité énergétique ambitieuse, alignée avec les objectifs fixés par le Décret Tertiaire. En anticipant et en mettant en œuvre des actions ciblées, il devient possible non seulement de respecter la réglementation, mais aussi de transformer durablement son patrimoine immobilier.
Comprendre vos obligations réglementaires en 2025
La transition énergétique des bâtiments tertiaires évolue dans un contexte réglementaire complexe et mouvant. Il peut être difficile de s’y retrouver et surtout de savoir quoi mettre en place.
Dans ce livret vous trouverez :
☑ Une explication claire des différentes réglementations (Décret Tertiaire, Décret Bacs, loi APER, loi LOM, Audit réglementaires, DPE, etc.) ☑ Les entités assujetties, les obligations, les mesures à mettre en place et éventuelles sanctions ☑ Un tableau récapitulatif vous aidant à y voir clair sur les réglementations auxquelles vous êtes asujetti.
Nous vous avons facilité la tâche en regroupant dans notre livret, l’essentiel de la réglementation sur la transition énergétique des bâtiments tertiaires pour 2025.
L’objectif ? Vous aider à y voir plus clair pour entreprendre votre transition énergétique de la meilleure des façons.
Téléchargez le livret sur l’essentiel de la réglementation sur la transition énergétique des bâtiments tertiaires
Le contrat de performance énergétique représente une solution innovante pour les entreprises et collectivités souhaitant réduire leur consommation d’énergie. Ce dispositif contractuel garantit des économies d’énergie mesurables et durables, avec un engagement de résultats. Découvrez dans ce guide comment le CPE peut transformer votre approche énergétique tout en maîtrisant vos investissements.
Qu’est-ce qu’un contrat de performance énergétique (CPE)
Le Contrat de Performance Énergétique (CPE) engage contractuellement le prestataire sur des résultats énergétiques précis. Il définit clairement les niveaux de performance attendus et les modalités rigoureuses de contrôle. Ces engagements permettent d’assurer une garantie de résultat, sécurisant ainsi l’investissement des donneurs d’ordre tout en optimisant durablement les consommations énergétiques.
Fonctionnement d’un CPE
Le CPE repose sur un engagement contractuel entre différents acteurs, avec pour objectif d’améliorer la performance énergétique d’un bâtiment ou d’un ensemble de bâtiments. Le prestataire s’engage sur des résultats concrets et mesurables, garantissant au maître d’ouvrage un niveau défini d’économies d’énergie.
Les parties prenantes
Le maître d’ouvrage : entreprise, collectivité ou copropriété souhaitant améliorer sa performance énergétique
Le prestataire : société de services énergétiques (SSE) qui conçoit et met en œuvre les solutions
Le tiers-investisseur (optionnel) : organisme qui finance tout ou partie des travaux
Les engagements contractuels
Niveaux de performance garantis (généralement 20 à 40% d’économies)
Modalités de mesure et de contrôle des résultats, le plus souvent la mesure fait intervenir l’IPMVP
Clauses de pénalités en cas de non-atteinte des objectifs
Définition des objectifs et travaux d’amélioration adaptés au site
Mise en œuvre des solutions techniques et organisationnelles
Suivi et vérification des économies réalisées pendant toute la durée du contrat
Les différents types de CPE
Les contrats de performance énergétique se déclinent en plusieurs formats adaptés aux besoins spécifiques des maîtres d’ouvrage. Le choix du type de CPE dépend de l’ampleur des travaux envisagés.
Type de CPE
Caractéristiques principales
Niveau d’économie ciblé
Durée moyenne
CPE Services
Focus sur l’optimisation des installations existantes, vise l’ensemble du parc
10 à 15 %
2-3 ans
CPE Travaux Chaufferie
Investissements significatifs sur quelques bâtiments ou sites
15 à 25 %
3-6 ans
CPE Travaux Globaux
Rénovation énergétique du bâti et des des systèmes de bâtiments ciblés
> 40 %
8 à 20 ans
CPE Globaux
Approche complète incluant travaux et exploitation
30 à 60%
10 à 20 ans
CPE Services
Le CPE Services cible l’optimisation des installations techniques existantes sans investissements majeurs en équipements. Il repose sur l’ajustement des paramètres de fonctionnement, la mise en place d’une gestion technique optimisée et la formation des utilisateurs. Ce contrat permet d’atteindre rapidement 10 à 15% d’économies d’énergie avec un investissement minimal. Particulièrement adapté aux bâtiments récents ou déjà partiellement rénovés, il constitue souvent une première étape dans une démarche d’efficacité énergétique plus ambitieuse.
CPE Travaux Chaufferie
Le CPE Travaux Chaufferie se concentre spécifiquement sur la modernisation des équipements de production et de distribution de chaleur. Il comprend le remplacement des chaudières obsolètes par des systèmes plus performants, l’optimisation des réseaux de distribution et l’installation de systèmes de régulation intelligents. Ce type de CPE cible le poste énergétique souvent le plus consommateur dans les bâtiments, permettant d’atteindre 15 à 25% d’économies d’énergie. L’investissement est ciblé et le retour sur investissement relativement rapide (3-6 ans), ce qui en fait une solution attractive pour de nombreuses structures.
CPE Travaux Globaux
Le CPE Travaux Globaux englobe un ensemble complet d’interventions sur l’enveloppe du bâtiment et ses systèmes techniques. Il inclut l’isolation thermique (murs, toiture, planchers), le remplacement des menuiseries, la modernisation des systèmes CVC (chauffage, ventilation, climatisation) et l’optimisation de l’éclairage. Ce contrat permet d’atteindre des économies significatives de 25 à 40% et d’améliorer considérablement le confort des occupants. L’investissement initial est important mais génère une plus-value patrimoniale durable et peut être soutenu par diverses aides financières.
CPE Globaux
Le CPE Global représente la solution la plus complète, intégrant à la fois des travaux de rénovation ambitieux et l’exploitation-maintenance sur le long terme. Le prestataire prend en charge l’ensemble du projet depuis la conception jusqu’à l’exploitation, avec un engagement de résultat sur toute la durée du contrat. Ce type de CPE permet d’atteindre les performances énergétiques les plus élevées (au-delà de 40% d’économies) et inclut généralement des objectifs environnementaux élargis comme la réduction de l’empreinte carbone ou l’intégration d’énergies renouvelables.
Avantages du contrat de performance énergétique
Le CPE constitue un levier stratégique pour les organisations souhaitant optimiser leur consommation énergétique tout en maîtrisant leurs investissements. Sa structure contractuelle unique, basée sur l’engagement de résultats, offre une sécurité exceptionnelle au maître d’ouvrage et garantit l’efficacité des actions entreprises sur le long terme.
✅ Réduction des consommations et coûts énergétiques
Économies garanties contractuellement
Protection contre la hausse des prix de l’énergie
Réduction immédiate des charges d’investissement
✅ Amélioration de la performance environnementale
Diminution significative de l’empreinte carbone
Contribution aux objectifs de développement durable
Conformité anticipée aux réglementations thermiques (RE2020, décret tertiaire)
Obtention facilitée de certifications environnementales (HQE, BREEAM, LEED)
✅ Sécurisation financière grâce aux garanties de performance
Transfert du risque technique vers le prestataire
Pénalités contractuelles en cas de non-atteinte des objectifs
Visibilité budgétaire sur le long terme
Retour sur investissement calculé et garanti
✅ Financement facilité
Solutions de tiers-financement (investissement porté par un tiers)
Accès privilégié aux subventions et aides publiques (CEE, ADEME, fonds européens)
Possibilité d’autofinancement par les économies générées
Mécanismes fiscaux avantageux
✅ Valorisation du patrimoine immobilier
Augmentation de la valeur vénale des bâtiments
Amélioration du confort des occupants
Modernisation des installations techniques
Prolongation de la durée de vie des équipements
Comment mettre en place un CPE ?
La mise en place d’un Contrat de Performance Énergétique (CPE) nécessite une approche structurée et méthodique pour garantir son efficacité et sa réussite.
Étapes clés du processus :
Diagnostic initial et audit énergétique
Définition des objectifs de performance
Consultation des acteurs du marché
Élaboration du contrat
Mise en œuvre des actions d’amélioration
Suivi et mesure de la performance
Évaluation et ajustements
1. Diagnostic initial et audit énergétique
La première étape consiste à réaliser un audit énergétique complet du bâtiment ou du parc immobilier concerné. Cet audit permet d’établir une situation de référence (baseline) précise, d’identifier les sources de consommation et les potentiels d’économies d’énergie.
Points clés :
Analyse des consommations historiques sur 3 ans minimum
Identification des équipements énergivores
Évaluation de l’enveloppe thermique du bâtiment
Recensement des usages et comportements
2. Définition des objectifs de performance
À partir des résultats de l’audit, définissez des objectifs de performance énergétique réalistes, mesurables et temporellement définis. Ces objectifs constitueront le cœur de votre CPE.
Points clés :
Fixer un pourcentage d’économies d’énergie à atteindre
Déterminer les indicateurs de performance (KPI)
Établir le protocole de mesure et vérification
Fixer la durée du contrat en fonction du temps de retour sur investissement
3. Consultation des acteurs du marché
Engagez un dialogue avec les prestataires potentiels (ESCOs, entreprises du bâtiment, mainteneurs) pour recueillir leurs retours d’expérience et affiner votre approche.
Actions recommandées :
Organiser des réunions d’information préalables
Réaliser un sourcing approfondi des prestataires qualifiés
Rédiger un cahier des charges fonctionnel
Évaluer les capacités techniques et financières des candidats
4. Élaboration du contrat
Formulez un contrat clair et équilibré qui précise les responsabilités, les objectifs, les mécanismes de rémunération et les garanties.
Lors de cette phase, le titulaire du CPE réalise les travaux d’amélioration énergétique et met en place les outils de gestion nécessaires.
Interventions typiques :
Modernisation des équipements techniques
Amélioration de l’isolation thermique
Installation de systèmes de pilotage intelligents
Formation des occupants et du personnel technique
6. Suivi et mesure de la performance
Établissez un système robuste de suivi des consommations et de vérification des performances selon le protocole défini.
Dispositifs de suivi :
Installation de capteurs et compteurs intelligents
Mise en place d’un système de gestion technique centralisé
Reporting régulier des performances énergétiques
Réunions périodiques de suivi avec le prestataire
7. Évaluation et ajustements
Analysez régulièrement les résultats obtenus et procédez aux ajustements nécessaires pour maintenir ou améliorer la performance.
Actions d’évaluation :
Comparaison des résultats avec les objectifs contractuels
Identification des écarts et de leurs causes
Application des mécanismes d’intéressement ou de pénalités
Proposition d’actions correctives si nécessaire
Les aides financières disponibles pour le CPE
Les Contrats de Performance Énergétique (CPE) peuvent bénéficier de plusieurs dispositifs financiers pour faciliter leur mise en œuvre. Ces aides permettent de réduire l’investissement initial et d’améliorer la rentabilité des projets d’efficacité énergétique.
Principales aides financières disponibles :
Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)
Fonds Chaleur de l’ADEME
Aides des collectivités territoriales
Prêts à taux réduits
Subventions européennes (FEDER)
Intracting et avances remboursables
Tiers-financement
Crédit d’impôt
Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)
Dispositif qui oblige les fournisseurs d’énergie à promouvoir l’efficacité énergétique. Les économies d’énergie générées par le CPE peuvent être valorisées sous forme de CEE, représentant un apport financier substantiel proportionnel aux économies d’énergie réalisées.
Fonds Chaleur de l’ADEME
Financement dédié aux projets de production de chaleur renouvelable et de récupération d’énergie. Il peut soutenir les actions intégrées dans un CPE qui concernent la production et la distribution de chaleur renouvelable (biomasse, géothermie, solaire thermique).
Aides des collectivités territoriales
Subventions régionales, départementales ou locales spécifiquement dédiées aux projets de rénovation énergétique. Les montants et critères d’éligibilité varient selon les territoires et les priorités définies dans les plans climat-énergie.
Prêts à taux réduits
Solutions de financement avantageuses proposées par des établissements comme la Banque des Territoires ou la Banque Européenne d’Investissement. Ces prêts offrent des conditions préférentielles pour les projets d’efficacité énergétique, avec des durées adaptées au temps de retour sur investissement.
Subventions européennes (FEDER)
Fonds européens de développement régional soutenant la transition vers une économie bas carbone. Ces subventions peuvent couvrir jusqu’à 50% des coûts éligibles pour des projets ambitieux de rénovation énergétique intégrés dans un CPE.
Intracting et avances remboursables
Mécanisme de financement interne où une entité avance des fonds pour réaliser des économies d’énergie, remboursés par les économies générées. Particulièrement adapté aux collectivités et établissements publics pour financer des CPE sans recourir à l’endettement externe.
Tiers-financement
Dispositif permettant à un opérateur spécialisé de financer et réaliser les travaux d’économies d’énergie, remboursé par les économies générées. Cette solution supprime la contrainte d’investissement initial pour le maître d’ouvrage dans le cadre d’un CPE.
Crédit d’impôt
Avantage fiscal accordé aux entreprises investissant dans des équipements d’efficacité énergétique. Il permet de déduire de l’impôt sur les sociétés une partie des dépenses engagées dans le cadre d’un CPE pour certains équipements éligibles.
Réglementation et cadre juridique du CPE
Le Contrat de Performance Énergétique s’inscrit dans un cadre réglementaire précis, tant au niveau européen que national. Sa mise en œuvre doit respecter diverses dispositions légales qui encadrent les engagements des parties et garantissent l’atteinte des objectifs d’efficacité énergétique.
Principales réglementations applicables :
Directive européenne 2012/27/UE relative à l’efficacité énergétique
Définit officiellement le CPE et impose aux États membres de promouvoir ce type de contrat
Établit des exigences minimales concernant le contenu des CPE
Fixe des objectifs de réduction de la consommation d’énergie
Code de la commande publique
Encadre les procédures de passation des CPE pour les acteurs publics
Autorise le recours aux marchés globaux de performance
Permet l’allotissement et les groupements de commandes
Loi MOP et ses évolutions
Définit le cadre des missions de maîtrise d’œuvre dans les CPE
Précise les responsabilités des différents intervenants
Encadre les missions d’assistance à maîtrise d’ouvrage
Résumé des obligations légales
Pour tous les CPE : Nécessité d’inclure une situation de référence vérifiable, des objectifs chiffrés, un protocole de mesure et vérification (M&V) et des clauses d’ajustement
Normes associées : Conformité au protocole IPMVP pour la mesure et vérification, et recommandation de certification ISO 50001 pour le système de management de l’énergie
Étude de cas
La mise en œuvre d’un Contrat de Performance Énergétique (CPE) génère des résultats concrets et mesurables. Voici un exemple réel illustrant l’efficacité de cette démarche dans un contexte tertiaire.
Rénovation énergétique d’un ensemble de bureaux à Lyon (4 500 m²)
Avant CPE
Après CPE (3 ans)
Consommation : 280 kWh/m²/an
Consommation : 168 kWh/m²/an
Facture énergétique : 112 000 €/an
Facture énergétique : 67 200 €/an
Émissions CO₂ : 95 tonnes/an
Émissions CO₂ : 52 tonnes/an
Confort thermique insuffisant
Satisfaction utilisateurs : 92%
Étiquette énergétique : D
Étiquette énergétique : B
Actions réalisées
Isolation thermique complète de l’enveloppe du bâtiment
Remplacement du système de chauffage/climatisation
Installation d’une GTB (Gestion Technique du Bâtiment)
Optimisation de l’éclairage (LED et détecteurs de présence)
Formation des utilisateurs
Résultats financiers
Investissement total : 450 000 €
Économies annuelles : 44 800 €
Temps de retour sur investissement : 8,3 ans
Subventions et CEE obtenus : 150 000 €
« Grâce au CPE mis en place avec l’accompagnement d’experts, nous avons non seulement réduit nos coûts énergétiques de 40%, mais également valorisé notre patrimoine immobilier tout en améliorant significativement le confort de nos collaborateurs. La garantie de résultat nous a permis d’investir sereinement. » – Marie Dupont, Directrice Immobilier et Services Généraux
Enseignements clés : La réussite de ce projet illustre l’importance d’un audit initial approfondi et d’une approche globale combinant travaux d’isolation, modernisation des équipements et sensibilisation des utilisateurs.
Un audit énergétique permet d’identifier les améliorations possibles pour réduire la consommation d’énergie d’un bâtiment. Son coût varie en fonction de plusieurs critères : type d’audit, surface à analyser, prestataire, etc. Dans cet article, on vous dit TOUT sur le prix d’un audit énergétique.
Prix d’un audit énergétique : à quoi s’attendre ?
Le coût d’un audit énergétique varie généralement entre 500 € et 2 500 € pour un logement individuel et peut atteindre 10 000 € à 50 000 € pour un bâtiment tertiaire ou industriel. Voici quelques exemples :
Type d’audit énergétique
Prix moyen (€)
Public concerné
Obligatoire ?
Audit énergétique réglementaire (individuel)
600 € – 1 500 €
Propriétaires de maisons
Oui, si passoire thermique (vente)
Audit énergétique copropriété
3 000 € – 10 000 €
Syndics et copropriétés
Oui, pour grandes entreprises
Audit énergétique tertiaire / industriel
10 000 € – 50 000 €
Entreprises, industries
Oui, pour grandes entreprises
Audit énergétique volontaire
500 € – 3 000 €
Tout public
Non, conseillé
Quels sont les facteurs qui influencent le prix d’un audit énergétique ?
Le tarif d’un audit énergétique dépend de plusieurs éléments qui influencent directement sa complexité et sa durée d’exécution.
1. Surface du bâtiment analysé
Plus le bâtiment est grand, plus l’audit nécessite du temps et des ressources pour collecter et analyser les données énergétiques. Une maison individuelle de 100 m² sera moins coûteuse à auditer qu’une copropriété ou un bâtiment tertiaire de plusieurs milliers de mètres carrés.
2. Complexité énergétique du bâtiment
Les bâtiments équipés de multiples systèmes de chauffage, ventilation, climatisation (CVC) ou utilisant des énergies renouvelables nécessitent une analyse plus poussée, ce qui augmente le coût de l’audit. Par ailleurs, les bâtiments industriels avec des équipements spécifiques nécessitent une expertise technique avancée.
3. Prestataire choisi
Les prix varient selon que l’audit est réalisé par un bureau d’études, un ingénieur thermique indépendant ou une grande entreprise spécialisée. Les grandes entreprises peuvent offrir des services plus complets, mais elles appliquent souvent des tarifs plus élevés.
4. Obligation légale ou démarche volontaire
Un audit énergétique peut être réalisé soit pour répondre à une obligation réglementaire (audit obligatoire pour la vente d’une passoire thermique, audit énergétique tertiaire obligatoire), soit dans le cadre d’une démarche volontaire visant à optimiser la consommation d’énergie. Les audits réglementaires doivent respecter un cadre strict, ce qui peut augmenter leur coût.
Comment se calcule le prix d’un audit énergétique ?
Le tarif d’un audit énergétique est basé sur plusieurs éléments : le temps de travail nécessaire, les outils utilisés et les frais annexes liés au déplacement des experts.
1. Temps et main-d’œuvre
Un audit prend en moyenne un à cinq jours de travail et implique plusieurs étapes :
Diagnostic sur site : mesure des consommations, relevé thermique, état des équipements.
Modélisation des performances énergétiques à l’aide de logiciels spécialisés.
Élaboration de scénarios d’amélioration et chiffrage des économies d’énergie potentielles.
2. Outils et logiciels utilisés
L’utilisation de logiciels de simulation thermique et énergétique (Perrenoud, Pléiades, DIAL+) permet d’affiner les analyses, mais ajoute un coût supplémentaire.
3. Déplacement et logistique
Si l’audit doit être réalisé dans une zone isolée, les frais de déplacement peuvent augmenter le coût total. De même, un bâtiment nécessitant des études approfondies, comme une thermographie infrarouge ou des mesures de débit d’air, engendrera des coûts additionnels.
Les aides pour réduire le coût d’un audit énergétique
Plusieurs aides financières existent pour alléger le coût d’un audit énergétique.
Aide financière
Montant accordé
Conditions
MaPrimeRénov’ Audit
Jusqu’à 500 €
Propriétaires occupants et bailleurs, selon revenus
Certificats d’Économies d’Énergie (CEE)
Variable
En fonction des fournisseurs d’énergie
Aides locales
Jusqu’à 70 % du coût
Selon région et commune
ADEME & Fonds chaleur
Jusqu’à 50 %
Audit pour industries et collectivités
L’audit réglementaire pour la vente d’une passoire thermique (DPE F ou G) est éligible à MaPrimeRénov’.
Quel est le retour sur investissement d’un audit énergétique ?
Un audit énergétique bien réalisé permet de réaliser 20 % à 50 % d’économies d’énergie, ce qui se traduit par une réduction significative des factures énergétiques.
Exemple de rentabilité Un bâtiment tertiaire avec une facture énergétique annuelle de 100 000 € peut réduire ses dépenses de 30 %, soit une économie de 30 000 €/an.
Retour sur investissement estimé
Maison individuelle : 3 à 5 ans
Copropriété : 5 à 10 ans
Industrie : 2 à 7 ans
Différence entre un audit énergétique et un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE)
Critère
Audit énergétique
DPE
Objectif
Définir un plan de rénovation
Classer la performance énergétique
Obligatoire ?
Oui, dans certains cas
Oui, pour toute vente/location
Durée de validité
5 ans
10 ans
Coût
500 € – 50 000 €
100 € – 300 €
Le DPE est un simple indicateur tandis que l’audit énergétique propose des scénarios d’amélioration concrets.
Quand et comment réaliser un audit énergétique ?
Quand le faire ?
Il est recommandé de réaliser un audit énergétique dans plusieurs cas :
Avant une rénovation globale, pour définir les travaux les plus efficaces.
Lors d’une mise en vente d’un logement classé F ou G, car l’audit est obligatoire dans ce cas.
Avant un changement de système de chauffage, afin de s’assurer qu’il est adapté au bâtiment.
Pour anticiper la hausse des coûts énergétiques, en optimisant sa consommation d’énergie.
Comment se déroule l’audit ?
Un audit énergétique suit un processus structuré en plusieurs étapes :
Contact d’un auditeur qualifié : Il est conseillé de faire appel à un professionnel certifié RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) ou à un bureau d’études spécialisé.
Analyse sur site : L’auditeur réalise des relevés thermiques, étudie les factures d’énergie et évalue les équipements existants.
Modélisation des performances : Des simulations sont effectuées à l’aide de logiciels spécialisés pour comprendre les déperditions énergétiques du bâtiment.
Proposition de scénarios de travaux : Plusieurs solutions sont envisagées avec une estimation des économies réalisables et des coûts de mise en œuvre.
Remise du rapport et recommandations : L’auditeur fournit un document détaillant l’ensemble des résultats et des propositions d’amélioration.
Un audit énergétique bien préparé permet d’accéder aux aides financières et d’optimiser son investissement en choisissant les travaux les plus pertinents.
Coût d’un audit énergétique : les éléments à retenir
L’audit énergétique est un levier important pour améliorer la performance énergétique d’un bâtiment, réduire les coûts et bénéficier d’aides financières. Pour résumer, voici les 4 points clés à retenir avant de se lancer dans cette démarche :
Un coût variable : entre 500 € et 50 000 €, selon le type d’audit et la taille du bâtiment.
Des aides financières disponibles : MaPrimeRénov’, CEE, subventions locales et aides ADEME.
Un retour sur investissement rapide : économies potentielles de 20 % à 50 % sur la facture énergétique.
Une obligation dans certains cas : audit requis pour la vente d’une passoire thermique ou pour les grandes entreprises.
L’IPMVP (International Performance Measurement and Verification Protocol) est un protocole international permettant de mesurer et de vérifier de façon rigoureuse les économies d’énergie réalisées suite à la mise en place d’actions d’efficacité énergétique. Il est largement utilisé par les entreprises et collectivités pour garantir la performance des travaux engagés et assurer un suivi fiable des gains énergétiques.
Dans cet article, nous détaillons les principes de l’IPMVP, ses différentes options de mesure, ses avantages et son application concrète dans le cadre d’un contrat de performance énergétique (CPE) ou d’une démarche d’optimisation énergétique.
Qu’est-ce que l’IPMVP ?
L’IPMVP est un référentiel développé par l’Efficiency Valuation Organization (EVO) en 1997, qui vise à garantir une approche standardisée pour évaluer les économies d’énergie. Il permet de comparer les consommations avant et après la mise en œuvre d’une solution d’efficacité énergétique, en prenant en compte les facteurs d’influence externes aussi appelés facteurs exogènes. Ces facteurs sont par exemple la météo (pris en compte via les DJU), l’usage fait du bâtiment et l’intensité d’usage. Il n’est pas obligatoire, mais il offre de nombreux avantages :
Assurer la transparence sur les économies réellement réalisées.
Éviter les contestations entre les parties prenantes d’un projet de transition énergétique.
Favoriser l’investissement en démontrant des résultats mesurables et vérifiables (en rassurant les banques, les tiers financeurs).
Contribuer à l’atteinte des objectifs de réduction des consommations énergétiques et des émissions de CO₂.
4 principes fondamentaux du protocole IPMVP
L’IPMVP repose sur 4 principes essentiels garantissant la fiabilité des mesures :
1. Définition d’une situation de référence
Avant toute action, il est indispensable d’établir une ligne de base énergétique, c’est-à-dire une consommation de référence prenant en compte les conditions normales d’exploitation (température, occupation, production, etc.).
2. Prise en compte des facteurs d’influence
Les variations de température, l’évolution des taux d’occupation ou encore les modifications des usages peuvent impacter les consommations. L’IPMVP ajuste les calculs en fonction de ces paramètres pour éviter toute distorsion des résultats.
3. Comparaison avant / après intervention
Les économies sont calculées en comparant les consommations mesurées après les actions d’efficacité énergétique avec celles de la situation de référence ajustée.
4. Vérification et validation des résultats
Une phase d’audit et d’analyse statistique est réalisée pour garantir la fiabilité des économies mesurées et éviter les biais méthodologiques.
4 options de mesure et vérification IPMVP
L’IPMVP propose 4 méthodologies de mesure, appelées options A, B, C et D, adaptées aux différents types de projets et aux contraintes des bâtiments tertiaires ou équipements audités.
Options
Méthodologie
Application
Option A : Mesures partielles
Mesure directe de certains paramètres (exemple : rendement d’une chaudière) et estimation des autres variables.
Lorsque certains facteurs sont stables et prévisibles
Option B : Mesures complètes
Mesure directe de tous les paramètres influençant l’économie d’énergie.
Adaptée aux projets où il est possible de collecter des données précises.
Option C : Analyse globale
Comparaison des consommations totales avant et après intervention.
Idéale pour un bâtiment entier ou un site industriel.
Option D : Simulation énergétique
Modélisation du bâtiment et simulation des économies réalisées.
Pour les bâtiments neufs ou les projets complexes avec plusieurs variables.
Comment choisir la bonne option IPMVP ?
Le choix de l’option dépend de plusieurs critères :
La nature du projet (bâtiment, process industriel, équipements techniques).
Le niveau de précision souhaité.
Les données disponibles (relevés, compteurs intelligents, etc.).
Le budget alloué à la mesure et vérification.
Quelques exemples d’utilisation :
Option A : remplacement d’une pompe à chaleur avec mesure du COP (coefficient de performance).
Option B : installation de capteurs pour mesurer en temps réel les consommations d’un équipement.
Option C : suivi global des consommations d’un bâtiment avec ajustement en fonction des conditions climatiques.
Option D : utilisation de logiciels de simulation pour évaluer l’impact d’une rénovation énergétique.
Quels sont les avantages de l’IPMVP ?
L’utilisation de l’IPMVP présente plusieurs bénéfices :
Fiabilité des résultats : méthode standardisée et reconnue à l’international.
Justification des gains énergétiques auprès des financeurs, bailleurs et investisseurs.
Facilité d’intégration dans un contrat de performance énergétique (CPE) pour garantir des économies mesurables.
Optimisation des stratégies énergétiques des entreprises et collectivités.
IPMVP et contrats de performance énergétique (CPE)
Dans un contrat de performance énergétique, la mesure de la performance énergétique réelle est essentielle puisque ces contrats engagent le CPIste sur les performances après travaux et peuvent donner lieu à des pénalités qui peuvent être importantes. L’IPMVP permet de sécuriser l’engagement de réduction de consommation. Grâce à une méthodologie rigoureuse, il garantit que les économies annoncées sont bien atteintes et mesurées de manière fiable.
Dans le cadre d’un CPE, le protocole IPMVP est déployé pour :
Objectiver les résultats obtenus
Assurer la rémunération du prestataire en fonction des performances réelles
Ajuster les mesures en fonction des variations d’exploitation.
Défis et limites du protocole IPMVP
Malgré ses nombreux avantages, l’IPMVP présente certaines limites :
Coût de mise en place : nécessite l’installation de systèmes de mesure et des audits réguliers. Plus la précision souhaitée est importante, plus le nombre de paramètres à mesurer est grand et plus les coûts sont élevés.
Complexité de certaines options : l’option D, par exemple, demande des compétences en simulation thermique.
Dépendance à la qualité des données : la précision des résultats repose sur la disponibilité et la fiabilité des relevés énergétiques.
Quand et comment mettre en place une démarche IPMVP ?
L’IPMVP doit être mis en place dès la conception d’un projet de transition énergétique afin d’assurer une mesure fiable des économies réalisées. Son utilisation dépend des objectifs visés, tandis que sa mise en œuvre repose sur une méthodologie rigoureuse en plusieurs étapes.
Quand utiliser l’IPMVP ?
L’IPMVP est recommandé pour :
Suivre les économies d’énergie après une rénovation.
Sécuriser un investissement en efficacité énergétique.
Valider les engagements d’un contrat de performance énergétique.
Démontrer des résultats dans le cadre de rapports ESG et RSE.
Comment l’implémenter ?
Définition du périmètre (site, équipements concernés).
Choix de l’option adaptée (A, B, C ou D).
Collecte des données de référence (consommations passées, conditions d’exploitation).
Mise en place du suivi (installation de capteurs, suivi des données).
Analyse et validation des économies par un expert indépendant.
La certification CMVP
La certification CMVP (Certified Measurement & Verification Professional) atteste de la maîtrise du protocole IPMVP et de la mesure des économies d’énergie. Reconnue à l’international, elle est essentielle pour :
Valider les performances énergétiques dans les CPE et audits.
Accéder aux appels d’offres liés à l’efficacité énergétique.
Garantir des résultats fiables auprès des investisseurs.
Elle s’obtient après formation, examen écrit et deux ans d’expérience.
L’IPMVP, un outil clé pour garantir la performance énergétique
L’IPMVP est aujourd’hui la référence mondiale en matière de mesure et vérification des économies d’énergie. Son approche rigoureuse permet d’assurer une transparence totale dans l’évaluation des performances énergétiques, favorisant ainsi l’investissement et la transition énergétique.
Les 4 points clés à retenir :
Un protocole standardisé et reconnu à l’international.
Quatre options de mesure adaptées aux besoins spécifiques de chaque projet.
Un outil essentiel pour sécuriser les financements et les CPE.
Des limites liées aux coûts et à la qualité des données collectées.
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L’audit énergétique tertiaire analyse les caractéristiques impactant la consommation des bâtiments professionnels et donne au gestionnaire les clés pour réduire sa consommation énergétique. Il permet de réduire les coûts énergétiques d’un bâtiment. C’est également l’occasion de positionner le bâtiment vis-à-vis des obligations réglementaires, notamment leDécret Tertiaire, décret BACS, Loi APER. Obligatoire pour certaines entreprises, il repose sur une méthodologie rigoureuse et très encadrée (OPQIBI) et donne accès à des aides financières pour faciliter la mise en œuvre des travaux d’amélioration. On vous explique tout ça dans cet article.
5 points à retenir sur l’audit énergétique tertiaire
Élément
Résumé
Définition
Établir la signature énergétique du bâtiment pour comprendre combien et pourquoi le bâtiment consomme de l’énergie afin d’identifier les leviers d’actions appelés des ATE (actions de transition énergétique). Cela passe par l’identification des équipements et des usages du bâtiment, analyse des consommations d’énergie, identifie des solutions pour réduire ces dernières.
Méthodologie
6 étapes : collecte des données, visite sur site, analyse, modélisation, plan d’actions, plan d’investissement.
Réduction des coûts (jusqu’à -50 %), valorisation des bâtiments, locabilité des biens, conformité réglementaire, accès aux aides.
Qu’est-ce qu’un audit énergétique tertiaire ?
L’audit énergétique tertiaire va bien au-delà du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE), il vise à comprendre le comportement du bâtiment, à analyser les consommations et à proposer des actions d’amélioration. Il permet d’évaluer la performance énergétique du bâtiment, d’identifier les pertes et d’optimiser les systèmes de chauffage, ventilation, climatisation (CVC), éclairage et enveloppe thermique et les actions sur les usages spécifiques. Par rapport au secteur résidentiel, la particularité du secteur tertiaire est le poids des usages spécifiques du bâtiment dans la consommation énergétique.
Il est réalisé par un bureau d’études ou un auditeur certifié et repose sur des mesures concrètes des consommations réelles. Contrairement à un DPE (Diagnostic de Performance Énergétique), il inclut des préconisations techniques précises et un plan d’investissement chiffré pour prioriser les actions à mettre en place.
Qui est concerné par l’audit énergétique tertiaire ?
L’audit énergétique tertiaire est obligatoire pour certaines entreprises (on parle d’audit énergétique réglementaire ou AER). Il est recommandé pour toutes les structures souhaitant réduire leur consommation énergétique que ce soit pour des raisons réglementaires ou économiques ou RSE. L’audit énergétique est de plus en plus souvent demandé pour obtenir des aides et des subventions publiques.
Obligations réglementaires
L’audit énergétique tertiaire est obligatoire pour certaines entreprises et bâtiments :
Grandes entreprises : +250 salariés ou chiffre d’affaires >50 M€ (Directive Européenne 2012/27/UE).
Entreprises non concernées mais fortement recommandées
Bâtiments soumis au Décret Tertiaire : réduction progressive des consommations de 40 % d’ici 2030, 50 % d’ici 2040 et 60 % d’ici 2050.
Établissements publics et collectivités : hôpitaux, écoles, bureaux administratifs dépassant 1 000 m².
PME et TPE cherchant à réduire leurs factures d’énergie.
Gestionnaires de parcs immobiliers tertiaires.
Syndics de copropriété et propriétaires de bureaux ou commerces souhaitant valoriser leurs bâtiments (location, cession)
Projet de restructuration du site ou de rénovation globale de performance
Volonté de bénéficier d’aides publiques pour financer les travaux de transition énergétique.
Objectifs d’un audit énergétique tertiaire
Un audit énergétique tertiaire répond à plusieurs enjeux stratégiques :
Identifier les gisements d’économies d’énergie en analysant les usages et les pertes.
Améliorer l’exploitation des équipements pour optimiser leur fonctionnement et réduire les consommations.
Diminuer les coûts énergétiques.
Respecter les réglementations et anticiper les obligations environnementales.
Valoriser le patrimoine immobilier en améliorant le confort thermique et la qualité des installations.
6 étapes pour un audit énergétique tertiaire réussi
L’audit énergétique suit un protocole structuré en plusieurs étapes :
Étapes
Description
1. Collecte des données
Étude des factures énergétiques, relevés de consommation et caractéristiques du bâtiment.
2. Visite sur site
Inspection des équipements, analyse des flux énergétiques et identification des déperditions.
3. Analyse des performances
Évaluation des points faibles et des améliorations possibles.
4. Modélisation énergétique
Simulation du comportement énergétique du bâtiment permettant de modéliser les consommations avec différentes hypothèses d’amélioration.
5. Élaboration d’un plan d’actions
Propositions de solutions adaptées avec chiffrage des gains énergétiques.
6. Plan d’investissement
Hiérarchisation des actions selon leurs coûts, leur rentabilité et leur impact environnemental.
Solutions et actions proposées après un audit énergétique tertiaire
L’audit énergétique permet de recommander plusieurs types d’actions d’amélioration :
Solutions d’amélioration
Impact énergétique
Retour sur investissement
Optimisation des équipements (régulation, automatisation, maintenance)
Réduction des consommations de 10 à 20 %
1 à 3 ans
Sobriété et comportemental
Réduction de 5 à 15%
1 an
Rénovation de l’éclairage (passage à la LED, détecteurs de présence)
Baisse de la consommation d’éclairage de 30 à 70 %
2 à 5 ans
Usages spécifiques du bâtiment (lié à son activité)
Très variable et dépendant de l’activité
3 à 15 ans
Amélioration de l’isolation (vitrages, murs, toiture)
Diminution des déperditions thermiques de 20 à 40 %
7 à 15 ans
Production d’énergies renouvelables (panneaux solaires, pompes à chaleur)
Réduction de la dépendance aux énergies fossiles
10 à 20 ans
Gestion intelligente (GTB, suivi des consommations)
Optimisation des performances énergétiques jusqu’à 30 %
3 à 7 ans
Sensibilisation des occupants (bonnes pratiques, formation)
Gains de 5 à 15 % par réduction des gaspillages
Immédiat à 2 ans
Bénéfices concrets d’un audit énergétique tertiaire
Avantages
Impact
État des lieux technique et énergétique du bâtiment
Positionner son actif et identifier les gisements d’économie d’énergie
Évaluation du CAPEX réglementaire
Montant à investir pour atteindre les exigences réglementaires
Disposer de scénarios et de stratégies de transition énergétique
Permet de décider et consulter facilement les faiseurs
Accès aux aides financières
Financement via CEE, ADEME, subventions locales
Aides financières disponibles pour un audit énergétique tertiaire
Le prix d’un audit énergétique tertiaire peut être élevé. Des dispositifs d’accompagnement permettent de financer tout ou partie et des travaux recommandés :
Dispositif Booster ADEME
Dispositif DiagEcoFlux BPI
Subventions régionales et locales : financements spécifiques selon les territoires.
Vous n’avez pas pu assister au webinaire réglementations tertiaires et loi APER : votre plan d’action 2025 pour rester conforme ?
En tant que gestionnaire de bâtiments tertiaires ou de parkings vous êtes confronté aux nouvelles exigences légales en matière de transition énergétique.
Ce webinaire a pour objectif de vous fournir une analyse détaillée des obligations imposées par la loi APER, de son articulation avec le contexte réglementaire de manière générale ainsi qu’avec le Décret Tertiaire. Nous vous aidons à travers ce webinaire à élaborer un plan d’action 2025 pour vous conformer aux nouvelles normes.
Marion Delage, Responsable Juridique chez Groupe Everwatt et Thomas Lagier, Directeur Général chez Lowit vont vous énoncer différentes solutions qui peuvent être mises en œuvre, et les différents modèles de financement associés.
Ce webinaire a pour vocation à donner un éclairage opérationnel aux gestionnaires de bâtiments tertiaires et de parking afin de vous éclairer dans les prises de décisions visant à réduire vos consommations d’énergie, intégrer des solutions photovoltaïques et optimiser l’efficacité énergétique de vos bâtiments tertiaires.
Au programme :
Contexte réglementaire général sur le secteur du bâtiment tertiaire
Présentation des régulations et objectifs de la loi APER – articulation avec la réglementation tertiaire
Solutions et modèles associés pour l’efficacité énergétique et la solarisation
Outils de pilotage et de suivi, actions à mettre en œuvre
Pour ceux qui n’ont pas pu assister au webinaire, ou ceux qui souhaite revisionner l’intégralité des échanges, nous vous mettons à disposition le replay de l’évènement en remplissant le formulaire ci-dessous :
Vous n’avez pas pu assister au webinaire comment établir une stratégie d’investissement robuste et durable pour atteindre vos objectifs réglementaires liés à la transition énergétique de vos bâtiments tertiaires ?
La rénovation énergétique du patrimoine tertiaire se déroule sur plusieurs années dans un cadre législatif en constante évolution. Actuellement, selon les données récoltées sur la plateforme entre 2022 et début 2024, la plateforme OPERAT pour le Décret Tertiaire a déjà permis de collecter les consommations énergétiques de plus de la moitié du parc tertiaire français, soit près de 600 millions de m² en France (source Ademe).
L’État a mis en place de nombreux dispositifs de soutien pour la transition énergétique à travers des dispositifs d’aides et de subventions. Cependant, si ces dispositifs peuvent réduire les temps de retours sur investissement, il demeure un Net à financer, et une stratégie patrimoniale à déterminer.
Aujourd’hui il est impératif de maitriser ses coûts énergétiques et de disposer d’une vision claire sur son patrimoine immobilier afin d’optimiser ses investissements.
Jeudi 24 octobre 2024, Jelena COHADE, Directrice des Partenariats à la Banque de la Transition Energétique, Nathalie FERNANDES, Directrice Grands Institutionnels et Economie Solidaire à la Banque Populaire Auvergne Rhône Alpes et Thomas LAGIER, spécialiste de l’efficacité énergétique des bâtiments tertiaires chez Lowit, vous donnent rendez-vous pour échanger sur ces enjeux majeurs et vous orienter vers les solutions les plus pertinentes.
Au programme :
Contexte règlementaire,
Focus Décret Tertiaire,
L’importance de connaitre ses bâtiments : audits énergétiques dynamiques et spécificités d’usages, jumeaux numériques des bâtiments,
Stratégies d’investissements PPI/PPA,
Environnement des aides & subventions,
Solutions d’accompagnements et de financements.
Pour ceux qui n’ont pas pu assister au webinaire, ou ceux qui souhaite revisionner l’intégralité des échanges, nous vous mettons à disposition le replay de l’évènement en remplissant le formulaire ci-dessous :
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