Vous n’avez pas pu assister au webinaire, Décret Tertiaire et Audit Énergétique ?

Le jeudi 6 avril 2023, notre équipe d’experts Décret Tertiaire composée de Guillaume Vachet et Antoine Tamain, a animé en collaboration avec les équipes de TotalEnergies, le webinaire « Décret Tertiaire & Audit Énergétique ».

Ce webinaire a pour objectif de vous conseiller sur les différentes étapes pour vos projets de performance énergétique. De la réglementation du Décret Tertiaire au financement de vos projets, en passant par l’audit énergétique et l’accompagnement de la solution Lowit.

Au programme de ce webinaire :

  • Qu’est-ce qu’un audit, pourquoi en faire un ?
  • Qu’elles sont les obligations du Décret Tertiaire ?
  • Qui est Lowit ? (présentation et démo de la solution)
  • Qu’elles sont les erreurs à éviter pour bien réussir sa déclaration OPERAT ?
  • Comment financer vos projets de rénovation énergétique, au travers des CEE ?

Et de nombreux autres points…

Décret Tertiaire et Audit Énergétique

Pour ceux qui n’ont pas pu assister au webinaire, ou ceux qui souhaite revisionner l’intégralité des échanges, nous vous mettons à disposition le replay de l’évènement en remplissant le formulaire ci-dessous :

Lowit rejoint la communauté du Coq Vert

La Communauté du Coq Vert, une belle reconnaissance.

Nous fédérons ensemble l’écosystème de l’innovation collective et des solutions pour favoriser la transition écologique et énergétique.

La « Communauté du Coq Vert » est une communauté de dirigeants et de dirigeantes engagés et convaincus de la nécessité d’agir dans le domaine transition écologique et énergétique. Lancée par Bpifrance, en partenariat avec l’ADEME et le ministère de la Transition écologique, cette Communauté a vocation à favoriser le partage d’expertise entre entrepreneurs engagés.

En tant que membre nous nous engageons à placer certaines convictions au cœur de notre modèle et de notre gouvernance :

  • Limiter les dérèglements climatiques et restaurer la biodiversité
  • Faire de la transition écologique une nécessité pour leur pérennité et une opportunité de création de valeur et d’emplois
  • Faire connaître les nouvelles solutions et innovations au service de la TEE
  • Opérer une transformation de leur modèle économique compatible avec l’objectif de neutralité carbone à long terme
  • Contribuer significativement aux enjeux de protection de l’environnement et d’économie circulaire

Mais devenir membre, c’est aussi :

Partager les expériences et bonnes pratiques, les connaissances avec tous. Mieux comprendre l’écosystème, et surtout s’informer sur les transitions des écosystèmes à travers de multiples canaux comme le e-learning, les newsletters et les conférences sur de nombreux programmes soutenus par la BPI et l’ADEME.

Lowit rejoint la communauté du Coq Vert

Découvrir la Communauté du Coq Vert

Vous n’avez pas pu assister au webinaire, les 10 erreurs les plus courantes rencontrées sur les déclarations OPERAT ?

Le mardi 28 février 2023, Antoine TAMAIN, notre spécialiste Décret Tertiaire, à animer un webinaire sur « les 10 erreurs les plus courantes rencontrées sur les déclarations OPERAT ».

Ce webinaire avait pour but de vous conseiller afin d’ optimiser au mieux vos déclarations sur la plateforme OPERAT.

Au programme de cet évènement des réponses à de nombreuses questions, notamment :

  • Comment bien identifier son périmètre d’assujettissement,
  • Comment renseigner le bon SIRET et la bonne parcelle cadastrale, 
  • Comment ne pas confondre «fournisseur d’énergie» et son «prestataire mandaté»,
  • Comment choisir la bonne année de référence, 
  • Comment réaliser une bonne conversion d’énergie. 

Et bien d’autres points encore…

 les 10 erreurs les plus courantes rencontrées sur les déclarations OPERAT

Pour ceux qui n’ont pas pu assister au webinaire, ou ceux qui souhaite revisionner l’intégralité des échanges, nous vous mettons à disposition le replay de l’évènement en remplissant le formulaire ci-dessous :

Au sommaire :

  • Un fonds pour accélérer la transition écologique dans les territoires,
  • Une entrée en phase opérationnelle,
  • Un rappel des objectifs ambitieux,
  • Une demande de financement,
  • Les modalités de financement,
  • Le fonctionnement de ce fonds, 
  • Un Fonds Vert ambitieux.

Un fonds pour accélérer la transition écologique dans les territoires

Le 27 août dernier, un Fonds vert avait été annoncé par la Première Ministre Élisabeth Borne dans le but d’aider les collectivités à accélérer la transition énergétique de leurs territoires.

Ce Fonds Vert en faveur de la transition énergétique soutient les collectivités en matière de performance environnementale, d’adaptation au changement climatique et les accompagne dans l’amélioration du cadre de vie de la population.

Il est doté de 2 milliards d’euros de crédits. Déconcentrés aux préfets pour le financement des projets présentés par les collectivités territoriales et leurs partenaires publics ou privés. Il est effectif depuis le début de l’année 2023.

Fonds Vert en faveur de la transition énergétique

Une entrée en phase opérationnelle

Un circulaire en date du 14 décembre 2022 précise les modalités de déploiement du fonds. Mr Christophe Béchu, Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires à réuni ce lundi 30 janvier 2023, l’ensemble des préfets des régions et des départements afin d’acter le lancement officiel du Fonds Vert nommé : « fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires ».

Dans le prolongement du plan de relance (DSIL Rénovation Thermique). le Fonds vert vient soutenir l’effort local en faveur de la rénovation énergétique des bâtiments publics des collectivités territoriales. Pour atteindre une réduction de plus de 30 % de leurs émissions de gaz à effet de serre avec un objectif moyen de 40 %.

À savoir :  ce nouveau fonds s’inscrit en tant que fonds complémentaire d’autres dispositifs, tels que les contrats de relance et de transition écologique ou bien le fonds de prévention de risques naturels majeurs

Un rappel des objectifs

Le fonds d’accélération, a pour objectif de subventionner des projets d’investissement locaux en matière d’environnement.

On retrouve alors des objectifs partagés autour de 3 points :

  • Renforcer la performance environnementale, 
  • Adapter les territoires au changement climatique en organisant la prévention des risques naturels. 
  • Améliorer le cadre de vie.

Le Fonds vert se voit répondre également aux 7 objectifs de l’ambition verte :

  1. Bâtiments tertiaires : aide à la rénovation énergétique des bâtiments publics locaux pour réduire de 40% des émissions de CO2 des bâtiments tertiaires d’ici 2030 ;

  2. Espaces naturels : aide à la gestion des aires naturelles protégées pour 10% des espaces naturels en protection forte ;

  3. Neutralité carbone à horizon 2050 : aide à la création ou au développement des zones à faibles émissions pour réduire nos émissions de GES en 2030 de 55% au niveau européen/1990 ;

  4. Artificialisation des sols : aide au recyclage des friches et aide à la renaturation en ville pour diviser par deux le rythme d’artificialisation des sols à horizon 2031 ;

  5. Déchets : aide au TRI et à la valorisation des déchets pour réduire à moins de 50% de déchets dangereux non inertes en 2025 et à seulement 10% de déchets ménagers assimilés en décharge en 2030 ;

  6. Prévention des risques : aide à la prévention des risques d’inondation, effondrement glaciaire, cyclonique, incendie de forêt, recul du trait de côte ;

  7. Points noirs de la trame verte et bleue : aide au rétablissement des continuités écologiques pour résorber des points noirs de la trame verte et bleue.

Une demande de financement

Tous les dossiers de candidature doivent être déposés sur la plateforme unique de dépôt Démarches simplifiées. Accessible à l’adresse suivante : https://aides-territoires.beta.gouv.fr/aides/3e7d-realiser-la-renovation-energetique-des-batime/

À savoir : des fiches pratiques sont mises à disposition pour aider les porteurs de projet ou les services instructeurs. On y retrouve les 13 secteurs d’activités éligibles à ce fonds. Elles sont disponibles en ligne pour aider les collectivités à concevoir leurs projets.

Fonds Vert en faveur de la transition énergétique

Les modalités de financement

Les demandes d’aides peuvent être réalisées pour 3 types de finalités :

1 : Les projets de performance environnementale : pour encourager la rénovation énergétique des bâtiments publics locaux. Mais aussi pour accompagner les villes à réduire leurs consommations d’énergie (rénovation de l’éclairage public), …

Dans le cadre des projets de rénovation énergétique, l’éligibilité à ce dispositif portera sur :

  • De nombreuses actions dites « à gain rapide » présentant un fort retour sur investissement.
  • Des travaux d’isolation du bâtiment ou de remplacement d’équipement.
  • Des opérations immobilières de réhabilitation lourde combinant plusieurs de ses travaux.

À noter :
Pour être éligible en métropole, un projet devra permettre au moins 30% d’économies d’énergie par rapport à la situation d’avant-projet. Pour ainsi comporter une réduction significative des émissions de GES (Gaz à effet de serre). Les constructions de bâtiments neufs ne sont pas éligibles même s’ils répondent à des normes énergiques exigeantes.

2 : Les projets d’adaptation des territoires au changement climatique : prévenir contre les risques de catastrophes naturelles, renaturation des villes, etc..

3 : Les projets d’amélioration du cadre de vie (social et sociétale) : réhabilitation des friches pour limiter l’étalement urbain, ramener la nature au sein des villes faciliter la mobilité en construisant des parcs relais, ou en aidant à la mise en place de ZFE (zone à faibles émissions)

Le fonctionnement de ce fonds 

Les sommes sont reparties par les préfets de régions entre les départements avec le soutien des préfets des départements, en fonction de critères basés sur la démographie et les besoins propres des territoires. Les préfets des régions et département se voient gérer le fonds de manière déconcentré. Les collectivité dépensent les enveloppes financières, dans le respect d’un cahier des charges.

Un fonds Vert ambitieux

Le respect de cette exigence induit donc des besoins massifs pour le parc public, qui va devoir accélérer considérablement sa transition. Avec un patrimoine bâti de plus de 225 000 bâtiments et 280 millions de mètres carrés. Les collectivités disposent de leviers importants pour agir sur la consommation d’énergie du parc tertiaire. 2023 promet d’être riche en projets ambitieux pour placer la transition énergétique au cœur du sujet.

Tout savoir sur les 10 erreurs les plus souvent rencontrées sur la plateforme OPERAT et comment gagner du temps dans vos déclarations pour vos bâtiments tertiaires.

La date du 31 décembre 2022 est passée, vous avez déclaré vos consommations d’énergie sur la plateforme OPERAT de l’ADEME pour vos bâtiments. Vous souhaitez maintenant avancer pour atteindre le premier objectif de cette réglementation : – 40% d’ici 2030.

Que ce soit en tant que bailleurs, ou preneurs à bail, vous avez peut-être rencontré des difficultés pour finaliser votre déclaration ?

On juge souvent la plateforme OPERAT, complexe d’utilisation. Les données à déclarer sont très nombreuses et cela peut être extrêmement compliqué à mettre en œuvre sans une expertise technique d’autant plus si vous gérez plus d’un bâtiment tertiaire.

Nos experts Lowit ont recensé pour vous les 10 erreurs à ne pas commettre sur vos déclarations OPERAT. Ils vous prodiguent des conseils afin de gagner du temps et éviter de faire des déclarations erronées.

Rappel : Toutes les personnes concernées doivent respecter l’obligation légale du renseignement des données de consommation. Cependant, le Ministère explique qu’il fera preuve de tolérance vis-à-vis des contrôles qu’il effectuera concernant les premières déclarations.

Il est donc encore temps de déclarer vos bâtiments sur la plateforme !

Livre blanc : les 10 erreurs les plus courantes rencontrées sur les déclarations OPERAT

Téléchargez notre livre blanc et obtenez des conseils pour optimiser vos déclarations OPERAT.

Lowit nouvelle start-up à impact.

Lowit est fière de vous annoncer son référencement au sein du 3e mapping des start-ups à impact pour novembre 2022 !

Un mapping unique élaboré par France Digitale et Bpifrance Le Hub dans le but de mettre en avant les start-ups offrant des solutions innovantes et technologiques en cohérence avec les 17 objectifs de développement durable énoncés par L’ONU.

France Digitale et Bpifrance Le Hub présentent une analyse unique de l’écosystème des « start-ups à impact ». Ces « start-ups » et leur écosystème permettent de mettre l’innovation au service de l’homme et de la planète, pour répondre aux défis sociétaux et géopolitiques qui se posent aujourd’hui et dans le futur.

Lowit s’inscrit sur ce mapping en tant que start-up à impact social et environnemental.

Lowit une startup à impact

👉 Pour découvrir l’ensemble du mapping, c’est par ici : 


👉 Pour retrouver Lowit, c’est par là (n°787) : 

L’innovation, grandeur nature

Nous sommes heureux de vous annoncer, notre participation au City by SIMI édition 2022 !

En 2022 le CITY propose une exposition de solutions innovantes et des échanges avec les responsables des Métropoles et Villes :

  • À l’heure de la transition énergétique.
  • À l’heure de la construction bas carbone.
  • À l’heure de la recherche de plus de mixité dans les fonctions et les usages immobiliers…

Des thématiques d’actualité pour des solutions innovantes

Nous vous attendons nombreux le mardi 6 décembre de 14h30 à 15h à l’AGORA 2, pour notre prise de parole au côté de la société IROKO sur la thématique :

La prise en compte de la transition énergétique comme levier de différenciation : retour d’expérience des SCPI Iroko et Braxton sur l’utilisation de la solution Lowit.

Avec comme intervenants :

  • Charles DUCLERT, CEO Iroko et Braxton AM
  • Thomas LAGIER, CEO Lowit

N’hésitez pas à venir nous rendre visite sur notre stand pour parler de votre stratégie d’investissement pour vos bâtiments tertiaires.

Les informations pratiques :

L’adresse :
Palais des Congrès de Paris – Niveau 4
2 Place de la Porte Maillot – 75017 Paris

La date :
6, 7 et 8 décembre 2022

Prise de parole :
Mardi 6 décembre de 14h30 à 15h00 à L’AGORA 2

Le lieu :
Niveau 4 – Stand A 22

La ville de Hyères conduit des investissements importants pour réduire de 40 % sa facture énergétique d’ici 2030


Quatre millions d’euros, c’est le montant de la facture énergétique de la mairie de Hyères pour 2022 !

Confrontée à un triplement de sa facture en l’espace de deux ans. La commune a décidé de prendre le taureau par les cornes.

Comme beaucoup de collectivités, la commune varoise fait face au défi de la transition énergétique de son patrimoine public.
Les mesures de sobriété (comme la diminution des températures dans certains bâtiments) mises en place en 2022 sont efficaces et indispensables, mais ne suffisent pas.

C’est surtout sur le moyen terme que Jean-Pierre Giran, le maire, souhaite agir !

13 millions d’euros pour rénover les bâtiments

En ce sens, la ville de Hyères s’est appuyée sur l’expertise de Lowit pour auditer l’ensemble de ses bâtiments et créer des jumeaux numériques énergétiques.

À partir de là, les équipes de la ville ont élaboré, testé et optimisé des scénarios de transition énergétique pour le patrimoine de la commune en tenant compte des contraintes et de la vision politique.

À l’issue de cette phase, un plan d’action pluriannuel chiffré, quantifié et objectivé a permis de prioriser les actions à mettre en œuvre et d’optimiser les investissements à conduire.

« Une opération qui va durer cinq ou six ans, qui va mobiliser 13 millions d’euros. Nous commencerons l’année prochaine par les écoles, pour 2,5 millions d’euros. »

« On peut estimer que cela permettra à terme d’économiser 40 à 50 % de l’énergie dépensée dans ces bâtiments. »

Jean-Pierre Giran, Maire de la ville de Hyères


Pour cibler au mieux ses besoins, la ville s’est dotée de notre solution Lowit afin de réaliser une stratégie d’investissement intelligente pour les économies d’énergie de ses bâtiments tertiaires.

La ville de Hyères en quelques chiffres

  • 43 « sites » modélisés dans Lowit, représentant 87 bâtiments
  • Une surface totale de 71 000 m²
  • Une consommation actuelle estimée à 13 100 MWh

Focus sur le parc assujetti au Décret Tertiaire

  • 24 sites
  • 57 000 m² (soit 80 % du parc total)
  • 11 300 MWh (soit 86 % du parc total)

Grâce à Lowit, la ville de Hyères peut avoir une vision globale sur l’ensemble de son parc de bâtiments, de connaître et comprendre ses consommations pour ensuite engendrer des actions efficaces avec des investissements qui sont réfléchis et mesurables dans le temps.

À savoir :

La dimension de suivi dans le temps du plan d’action et de ses conséquences positives sur la réduction des émissions de GES (Gaz à effet de serre), des consommations énergétiques et de réduction des montants de factures sont indispensable dans le contexte réglementaire et budgétaire actuel.

Vous souhaitez avoir des informations complémentaires sur notre solution Lowit ?

Merci de compléter ce formulaire et nous reviendrons vers vous dans les plus brefs délais.

La genèse

L’histoire du « Dispositif Eco Energie Tertiaire », de son vrai nom, ne date pas d’hier.
Cette loi, instaurée depuis le Mandat de Nicolas Sarkozy, sous le nom Lois Grenelle II en 2010, visait la réduction de la consommation d’énergie, la prévention des émissions de gaz à effet de serre et la promotion des énergies renouvelables dans la conception et l’exploitation des bâtiments tertiaires. Un secteur prit pour cible au vu de ces énormes dépenses énergétiques : 44 % des consommations énergétiques française.

Le Dispositif Eco Énergie Tertiaire fait alors son apparition. Les professionnels disposaient alors de 8 ans à compter du 1 er janvier 2012 pour réduire leurs consommations d’énergie.

Les bâtiments publics comme privés sont impactés par cette loi. L’Etat avec ses finances publiques limitées à la suite de la crise des Subprimes, se voit dans l’obligation de retarder cette règlementation.

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Le Dispositif Eco Énergie Tertiaire

Une évolution au fil du temps 

En 2015, les finances de la France sont remises de la crise. L’intérêt porté à l’environnement ne fait que de s’accroître, le gouvernement de François Hollande porté par Ségolène Royal au ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Energie voit ses préoccupations changer. C’est alors le lancement de la loi sur la transition écologique.

Cette loi redonne le cap sur l’optimisation de la consommation d’énergie des bâtiments tertiaires d’ici 2050 avec plusieurs objectifs ambitieux.

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L’arrivée du Décret Tertiaire 

Avec l’apparition d’un premier décret en 2017 visant à réduire la consommation finale d’énergie de 25 % d’ici 2020. Le tout dans un délai de 5 ans après sa mise en œuvre.

Ce premier décret connaît des réticences de la part des acteurs concernés et c’est en faisant opposition contre celui-ci qu’il est finalement annulé.

Cependant, le gouvernement d’Emmanuel Macron souhaite mettre en place une obligation d’économie d’énergie pour les bâtiments tertiaires supplémentaires. Tout cela en parallèle de la loi ELAN visant, à faciliter la conversion de bureaux en logement ou bien encore construire mieux, moins chère pour répondre aux besoins de chacun.

C’est en 2020 que le Dispositif Eco Énergie Tertiaire ou Décret Tertiaire apparaît officiellement.

Issu du Décret Tertiaire, il impose aux bâtiments du secteur tertiaire d’une superficie de plus de 1000 m², 3 objectifs de réduction de consommation d’énergie étalés le temps :

  • – 40% de la consommation finale d’énergie d’ici 2030
  • – 50% de la consommation finale d’énergie d’ici 2040
  • – 60% de la consommation finale d’énergie d’ici 2050

Les entreprises se verront dans l’obligation de renseigner leurs consommations d’énergie sur la plateforme Opérat avec une date limite de saisie au 30 septembre 2022.

Cependant une tolérance pour cette déclaration est accordée jusqu’au 31 décembre 2022.

Par de sanctions financières :

  • 1 500 € pour les personnes physiques
  • 7 500 € pour les personnes morales

Par des sanctions d’affichages :
Les entités ne respectant pas les objectifs se verront afficher dans une liste rouge.

En conséquence des différents enjeux sociétaux, règlementaires et économiques.
Le Dispositif Eco Énergie Tertiaire s’inscrit comme un véritable défi pour le secteur tertiaire français afin de se diriger le plus possible vers la sobriété énergétique.

Dispositif Eco Énergie Tertiaire

Un accompagnement financier pour une transition énergétique sur le long terme.

Samedi 27 août 2022, la première ministre Elisabeth Borne annonce lors d’une interview, la création d’un Fonds Vert afin d’aider les collectivités locales dans leur transition énergétique.

Cette dernière a déclaré, suite aux événements climatiques de cet été : que la lutte contre le changement climatique et la transition écologique seraient des sujets majeurs pour la nation dans les mois à venir.

collectivités

Le Fonds Vert ne suffira pas seul. Pour cela, courant automne 2022, la mise en place d’un plan d’actions sur la planification écologique sera en soutien à ce dernier. Des objectifs ambitieux de réduction des consommations énergétiques sont attendus au niveau national : 40% d’ici 2050 !

Lutter contre le réchauffement climatique devient primordial.

Les collectivités locales verront spécialement débloquée une aide de 1,5 milliard d’euros pour réduire le Gaz à effet de serre de leurs communes.

La mise en place de ce dispositif serait alors un moyen de réaliser plusieurs actions en faveur de l’environnement comme la rénovation énergétique des bâtiments (écoles, mairies, gymnases…), de réhabiliter les friches pour limiter l’étalement urbain, ramener la nature au sein des villes, ainsi que faciliter la mobilité en construisant des parcs relais à l’entrée des grandes villes.

Fonds Verts


Le traitement des projets de réhabilitation ou de rénovation se fera alors projet par projet, en priorisant certaines situations et zones géographiques. Les enjeux étant différents selon les villes, il conviendra d’adapter les enveloppes au cas par cas.

L’organisation France Urbaine représentant des métropoles, des agglomérations et de grandes villes, jugerait indispensable la construction d’une transition écologique forte dans un but de renforcer la cohésion sociale et diminuer les inégalités. Néanmoins, cette aide financière et les investissements engendrés n’auront que des effets sur le long terme, en dépit des attentes de l’AMF (l’Association des maires de France) sur les hausses actuelles des prix de l’énergie.

L’Etat mobilise depuis de nombreuses années une partie de l’argent Public pour la transition énergétique des bâtiments et la mobilité. Les collectivités investissent en moyenne chaque année plus de 50 milliards d’euros. Cependant, le chiffrage et la durée concrète du Fonds Vert n’ont pas encore été évoqués.

En France, les émissions de CO2 ont diminué de 14,8 % entre 1990 et 2020. Sur la même période, les émissions du secteur tertiaire ont, elles… augmentaient de 19 %. Ceci est dû à l’augmentation de la consommation d’énergie, mais aussi à l’usage de sources d’énergies plus carbonées, notamment le gaz. Afin d’inverser la tendance, les aides financières pour la rénovation prennent en compte la décarbonation de l’énergie de chauffage, en plus des économies d’énergie réalisées.

Mais comment intégrer ce facteur dans sa stratégie de sobriété énergétique face au Décret Tertiaire ?

Théo Demaret, Expert Lowit dans la rénovation énergétique pour le parc tertiaire.

L’influence du mode de chauffage sur les émissions CO2

Chaque source d’énergie n’a pas le même bilan carbone, à service rendu équivalent. Pour comparer les sources entre elles, l’indicateur utilisé est l’équivalent CO2 par unité d’énergie fournie, soit en g eqCO2/kWh. Cet indicateur prend en compte les émissions associées à la construction, l’usage et la fin de vie des équipements. C’est ce qu’on appelle une analyse de cycle de vie (ACV).

Et contrairement aux idées reçues, l’électricité n’est pas neutre en carbone ! En revanche, elle reste tout de même bas carbone en France, avec 79 g eqCO2/kWh. A titre d’exemple, le mix électrique de nos voisins allemands émet près de 400 g eqCO2/kWh. C’est pour cette raison que, en France du moins, produire de la chaleur à partir d’électricité apparaît comme une solution pertinente pour réduire les émissions. Et encore plus quand il s’agit d’un équipement à haut rendement, type pompe à chaleur, qui vient en remplacement d’une chaudière fioul ou gaz.

Ces deux énergies ont en effet les émissions les plus élevées. Le gaz s’élève à 227 g eqCO2/kWh, et le fioul 324 eqCO2/kWh. Des sources très polluantes, et pourtant majoritaires dans le secteur tertiaire. Elles représentent actuellement 70 % de la chaleur produite1 ! Au niveau national, il s’agit donc d’un gisement important de réduction des émissions, que l’Etat entend mettre à profit via des mesures incitatives.

Schéma issu de l’outil Lowit

Deux autres sources sont aujourd’hui en plein essor : biomasse et réseaux de chaleur. Les deux proposent une alternative bas carbone aux chaudières actuelles, et contribuent au développement des énergies renouvelables. La biomasse se présente le plus souvent sous forme de pellets de bois, comme combustible pour une chaudière adaptée. Etant donné que le bois a contribué à capturer du carbone durant sa croissance, les émissions d’une chaudière biomasse sont très faibles, de l’ordre de 30 g eqCO2/kWh.

L’énergie issue des réseaux de chaleur est plus carbonée, avec une moyenne nationale aux alentours de 180 g eqCO2/kWh. Cette grandeur est très variable d’un réseau de chaleur à l’autre, en fonction du type de centrale injectant la chaleur dans le réseau. Le détail pour chaque réseau est disponible sur le site de l’ADEME2. Cependant, les politiques de l’Etat visent à réduire les émissions associées aux réseaux de chaleur, avec pour objectif leur développement. C’est pourquoi il s’agit aujourd’hui d’une option à considérer, dans une logique de réduction des émissions de son parc. De plus, les aides financières disponibles sont conséquentes.

Piloter sa stratégie de sobriété énergétique

Afin de favoriser la décarbonation de l’énergie de chauffage, l’Etat français met en place des mesures incitatives, avec des pénalités contre les énergies fossiles et des aides pour les énergies bas carbones.

Comment est déterminé l’impact carbone de sa rénovation ?

Le calcul est possible à partir de deux facteurs : baisse de la consommation d’énergie, et évolution des émissions associées en g eqCO2/kWh. La détermination de l’impact carbone nécessite donc une étude préalable suffisamment précise des travaux à réaliser.

Afin d’illustrer le propos, le cas d’une petite école du sud de la France est étudiée.

Initialement, celle-ci est chauffée au gaz naturel. Ses émissions placent son étiquette climat en catégorie C.

Afin d’améliorer son résultat et de se mettre en conformité avec le Décret Tertiaire, l’entreprise prévoit deux actions à l’horizon 2030 : elle remplacera la chaudière par une pompe à chaleur performante et installera une GTB (dispositif de Gestion Technique du Bâtiment).

La consommation d’énergie diminuera alors de 37 %, pour un coût de 1,18 €/kWh économisé. Il s’agit d’une première optimisation, réalisée à partir de l’outil. En effet, le coût d’une rénovation se situe généralement entre 5 et 10  €/kWh économisé.

Schéma issu de l’outil Lowit

La sélection de ces actions dans la liste de recommandations Lowit permet alors d’obtenir les résultats suivants :

Modélisation issue de l’outil Lowit

Constat : les émissions équivalent CO2 du bâtiment ont été divisées par près de 3. Son étiquette climat change de classe, et passe alors en catégorie B.

En effet, les émissions proviennent très majoritairement du chauffage à l’état initial. Le passage à l’électricité, avec un système à haut rendement, divisent les émissions de la chaudière par 7,5 !

L’intérêt de représenter les données sous cette forme est de pouvoir réaliser une analyse plus détaillée de sa consommation.

Comment continuer à baisser ses émissions de CO2, après les premiers travaux ?

D’après le schéma, le chauffage n’est plus le poste principal d’émissions : il s’agit de l’eau chaude sanitaire. Ainsi, pour poursuivre une démarche de baisse des émissions, il serait préférable de remplacer le système de production d’eau chaude en priorité (ici, il s’agit d’une ancienne chaudière gaz murale).

Du point de vue financier, ces actions sont éligibles à des aides. Ainsi, le remplacement de la chaudière gaz par une pompe à chaleur permet l’obtention de CEE, à hauteur de 1130 €. Grâce au programme Coup de pouce chauffage Tertiaire, ils multiplient ce montant par 3, en faveur de la décarbonation des énergies ! La rédaction d’un dossier de candidature complet, intégrant enjeux énergétiques et environnementaux, accroît la pertinence du projet aux yeux des décideurs.

En conclusion, réduire les émissions carbone associées aux activités de son parc de bâtiment tertiaire est une priorité pour le climat, mais aussi une opportunité grâce aux incitations financières actuellement en place. Celles-ci permettent de réaliser ses travaux d’efficacité énergétique à moindre coût, sous réserve de présenter une étude préalable rigoureuse.

L’outil Lowit permet de simplifier l’accès à ces données, et de préparer au mieux la mise en conformité avec le Décret Tertiaire. 

CEE certificat

Les Certificats d’Economie d’Energie (CEE) sont certainement le dispositif de subventionnement le plus connu dans le secteur de la rénovation énergétique. Ainsi en 2021, ce sont près de 1,8 milliards d’euros qui ont été reversés par les professionnels de l’énergie en faveur de travaux de rénovation. Cependant, les résultats obtenus en termes d’économies d’énergie sont estimés insuffisant face à l’investissement réalisé. Les modalités d’attribution pourraient être amenées à évoluer en faveur de la rénovation globale.

Qu’est ce que le dispositif CEE ?

Tout d’abord, il est important de comprendre le dispositif CEE.
Celui-ci applique le principe de « pollueur-payeur » : les fournisseurs d’énergie sont soumis à l’obligation de faire réaliser des économies à leur clientèle. Ces économies d’énergie sont matérialisées par des Certificats d’Economie d’Energie, avec un objectif à atteindre pour chaque période par l’Etat. En cas de non atteinte de l’objectif, les fournisseurs s’exposent à de fortes pénalités financières par CEE manquant.

Pour récolter ces CEE, les fournisseurs d’énergie vont alors financer des opérations de rénovation. Un CEE est en réalité équivalent à une quantité d’énergie économisée, exprimée en kWh cumulé actualisé (kWh cumac).

Le volume de CEE atteint lors d’une opération de rénovation est directement lié à la quantité d’énergie qui sera normalement économisée, et prend en compte :

  • Des paramètres additionnels, comme la nature des activités au sein des locaux tertiaire (restauration, enseignement…),
  • La nature de l’opération (isolation du toit, changement de chaudière…) et donc le gain attendu,
  • La zone climatique (rigueur de l’hiver selon la région),
  • l’actualisation de l’efficacité énergétique des équipements au fil des années (dégradation des performances).

Au total, ce sont ainsi 2133 TWh cumac (2133 milliards de CEE) qui ont été atteint sur la période 2018-2021. S’il s’agissait d’un objectif ambitieux, il a été largement atteint. Il a ainsi même été réhaussé sur la période à venir à 2500 TWh cumac (2022-2025). Si ce chiffre parle peu, il faut comprendre que l’énergie économisée serait suffisante pour éclairer la ville de Paris pendant 18 ans… Un grand pas donc vers la sobriété et l’efficacité énergétique.

La remise en question du dispositif

Alors, avec un tel succès apparent, pourquoi le système devrait-il évoluer ?

Premièrement, pour 100 CEE (kWh cumac) comptabilisés par le dispositif, seuls 59 correspondent à une réelle économie. Ceci est dû à plusieurs raisons, notamment la surestimation des économies réalisées par la méthode de calcul, ou encore la superposition de l’aide financière avec d’autre dispositifs comme le coup de pouce chauffage. C’est aussi parfois la qualité des travaux réalisés qui est la source du problème, avec la non-atteinte des objectifs. Pour rappel, il est nécessaire de faire appel à un artisan RGE pour pouvoir bénéficier du dispositif CEE.

En plus de la surestimation des résultats, le dispositif CEE présente également d’autres inconvénients. Celui-ci encourage en effet la réalisation d’actions ponctuelles, sans stratégie de rénovation globale.

La liste des professionnels compétents est disponible sur la plateforme de l’état : https://france-renov.gouv.fr/fr/trouvez-un-professionnel

Or, l’ADEME souligne qu’une suite d’actions ponctuelles de rénovation, sans planification préalable, ne permet pas d’atteindre lConsommation) à terme. Un niveau de performance pourtant nécessaire à l’atteinte des objectifs de l’Etat, en termes d’efficacité énergétique et de neutralité carbone.

Les CEE ont déjà entamé leur évolution afin de palier à ce problème. La création d’une aide « Coup de pouce rénovation performante » en 2020, destinée au secteur résidentiel, vient apporter une première solution. Elle encourage en effet la réalisation d’un bouquet de travaux, plutôt qu’une suite d’actions ponctuelles.

On peut alors imaginer qu’une aide similaire apparaîtra pour le secteur tertiaire. Cela avait été le cas auparavant pour l’aide « Coup de pouce chauffage », apparue en 2019 pour les ménages, puis suivie en 2020 par une deuxième aide pour le tertiaire.

Et les autres dispositifs dans tout cela ?

Si le dispositif CEE est le plus connu lorsqu’il s’agit de financer des travaux de rénovation énergétique, il est loin d’être le plus important pour le secteur tertiaire. Pour reprendre l’exemple précédent d’une école située dans le nord de la France, les CEE ne représenteraient que 20 % des subventions disponible pour un bouquet de travaux !

L’expertise acquise chez Lowit, en termes de financement de projets, permet de lister et estimer le montant des aides financières disponibles pour des travaux de rénovation.
Ceci se fait par la prise en compte de nombreux paramètres : recensement des aides disponibles, critères et taux d’attribution, type de travaux réalisés… Ainsi, il est possible d’établir un budget prévisionnel le plus pertinent possible.

Ainsi, une école du Nord de la France n’aura que 39 % de reste à charge sur le bouquet de travaux suivant : passage LED et pose de détecteurs de mouvement, isolation du toit, installation d’une pompe à chaleur pour le chauffage. Le Fonds de Compensation de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (FCTVA), automatique sur ce genre de démarche, permet de compenser à hauteur de 16 % le coût des travaux. Mais il apparaît clair que la source la plus importante provient de la Dotation de Soutien à l’Investissement Local (DSIL), et non des CEE.

Une fois de plus avec la Dotation de Soutien à l’Investissement Local (DSIL), c’est la rénovation globale qui est mise en avant. Il s’agit d’une aide sur dossier, et les projets qui ciblent au moins 30 % d’économies d’énergie sont favorisés. D’autres aspects sont également intégrés : mise aux normes, utilisation de matériaux à faible empreinte carbone, ou issus de recyclage, intégration de la biodiversité… Les travaux avec des objectifs ambitieux apparaissent alors comme ceux avec le reste à charge moindre, malgré des coûts plus élevés.

aides financières
Source Lowit

Les recommandations du Haut Conseil pour le Climat

Le Haut Conseil pour le Climat (HCC) est un organisme indépendant et neutre, chargé par l’Etat d’évaluer sa stratégie en matière de climat, ainsi que d’émettre des avis et des recommandations. En 2020 notamment, il a été mandaté pour comparer l’action de la France pour le climat avec d’autres pays, et ceci passe notamment par la rénovation thermique du parc bâti.

Si l’analyse porte majoritairement sur le secteur résidentiel, les résultats sont transposables au secteur tertiaire. Et le constat est sans appel : les subventions ne sont pas suffisamment liées à un gain de performance énergétique, et leur système fait que la logique par geste demeure prédominante.

Or, le constat qui y est fait est le même que celui de l’ADEME mentionné ci-dessus. A savoir, la rénovation d’un bâtiment vers un niveau performant nécessite une analyse et une planification préalable, et ne peut pas se faire par une simple suite d’actions ponctuelles.

C’est pourquoi la recommandation n°1 du rapport est tout simplement la suppression du dispositif CEE. Des travaux subventionnés par les CEE ne permettent que trop rarement le changement de classe énergétique.

Une classe énergétique est l’étiquette qui est associée à la consommation énergétique d’un bâtiment : un bâtiment de classe A sera performant, tandis qu’un bâtiment de classe F ou G sera énergivore et considéré « passoire thermique ».

S’il n’y a pas de saut de classe énergétique, cela signifie que les travaux n’ont pas eu de résultat significatif…

La deuxième raison est le caractère forfaitaire de ces aides, dont le montant est déterminé à partir de fiches de calcul. La diversité des bâtiments implique une grande variabilité des coûts des travaux, notamment en fonction de l’état initial de celui-ci. Il apparait plus pertinent de subventionner un pourcentage des travaux éligibles, comme c’est actuellement le cas en Allemagne.

A l’avenir, les aides financières devraient être conditionnées à l’atteinte d’un certain niveau de performance, et leur montant lié au coût des travaux. Le taux de subventionnement devrait également s’accroître, afin d’encourager à la réalisation des travaux et ainsi atteindre les objectifs de l’Etat.

Pour aller plus loin, le recours à une assistance à la maîtrise d’ouvrage (AMO) sera certainement facilité pour le secteur résidentiel, afin de mieux planifier les travaux et donc accroître les économies d’énergie réalisées. La tendance est la même pour le secteur tertiaire, avec par exemple les appels à projets ACTEE qui aident les collectivités à mieux développer leur projet de rénovation.

Ce qu’il faut retenir

Si le dispositif CEE est largement remis en question par le Haut Conseil pour le Climat (HCC) ou même par l’ADEME, il est cependant loin de disparaître. Sur la période 2022-2025, l’agence estime que 45 % des objectifs de réductions des émissions CO2 (et donc de rénovation thermique) seront réalisés avec le soutien des CEE. Cependant, les critères d’attribution et les modalités de calcul du montant des aides seront certainement amenés à évoluer, en faveur de la rénovation globale et des travaux ambitieux.

Il est important de ne pas dissocier rénovation performante et travaux en plusieurs étapes. Le problème actuel est que les travaux en plusieurs étapes sont une suite d’actions ponctuelles, sans planification préalable et donc sans véritable analyse.

Cependant, une bonne stratégie permet d’atteindre des objectifs ambitieux avec des travaux en plusieurs étapes, et donc d’espacer les investissements pour un résultat tout aussi satisfaisant.

L’outil Lowit permet de planifier soi-même sa rénovation, tout en bénéficiant de bonnes pratiques directement intégrées à la plateforme et en permettant d’échanger avec des experts.

Ainsi, il est possible d’anticiper au mieux les coûts et d’établir un budget prévisionnel pertinent, tout en répondant aux objectifs nationaux. La prise en compte des subventions disponibles permet de choisir le scénario de rénovation optimal, notamment pour la mise en conformité d’un parc de bâtiment tertiaire avec le Décret Tertiaire.

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